Lors du passage de GranbyExpress.com, il y avait peu de créanciers présents. «Ils peuvent voter avant l’assemblée et ils sont considérés comme présents sans être là», a précisé le syndic Stéphane Lachance qui représente la firme Demers Beaulne.
La proposition faite aux créanciers non garantis assure un remboursement de 610 000$, soit un minimum de 84% des sommes dues et ce taux pourrait grimper jusqu’à 100%, selon la teneur des réclamations éventuelles.
À la suite de ce résultat favorable à 97%, le tribunal va devoir se prononcer sur la qualité de la proposition. Une procédure «purement académique», selon Stéphane Lachance en raison de la force du taux d’acceptation. La décision du tribunal devrait être officialisée en juillet d’après le syndic.
Une fois cette autre étape complétée, la distribution des remboursements va pouvoir aller de l’avant. Par la suite, le fleuron granbyen qui œuvre dans la restauration et l’échange de bonbonnes de barbecue devrait être libéré de son statut d’insolvabilité.
Point tournant
Comme GranbyExpress.com l’a révélé dans son édition du 6 juin dernier, ce vote des créanciers était crucial pour la réalisation du plan de redressement de RapidGaz.
Dans le document déposé en cour supérieure, il est précisé qu’un refinancement complet échafaudé avec la Banque TD et la Banque de Développement du Canada était conditionnel à l’acceptation de la proposition. Ce refinancement va permettre à RapidGaz de rompre ses liens avec la Banque Laurentienne à l’origine des déboires de l’entreprise. Cette entente inclut aussi l’injection de 4M $ au fonds de roulement de Gestion Rainville.
Rappelons que c’est en réclamant le remboursement d’une créance de plus d’un million de dollars que la Banque Laurentienne a mis RapidGaz en position d’insolvabilité.

