M. Woodworth est l’auteur de de la motion M-312 sur le statut juridique de l'enfant à naître qui a été débattue à la chambre des communes le 21 septembre dernier. Même si une majorité de députés conservateurs, dont une dizaine de ministres, se sont prononcés en faveur de rouvrir le débat afin de déterminer si le foetus devrait être considéré comme un être humain en vertu de l'article 223 du Code criminel du Canada, l’initiative a été battue.
Quelque 91 députés se sont prononcés pour la motion et 203 contre.
La motion a fait couler beaucoup d’encre et fait bondir de nombreux députés de l’opposition, notamment le fait que la ministre de la Condition féminine Rona Ambrose se soit prononcée en faveur. «Le fait que la ministre de la Condition féminine ait voté pour une motion qui sert à faire reculer le droit des femmes est totalement inacceptable. C'est un message extrêmement préoccupant», a déploré Niki Ashton, députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) et porte-parole dans ce dossier.
Le député conservateur sera présent à Granby dans le cadre du congrès annuel de Campagne Québec-Vie qui se tiendra à l'Église de l'Assemblée de la Parole de Dieu, 223 rue Saint-Charles Sud, samedi. L’évènement débutera à 8h30 pour se terminer vers 17h00. La présentation de M. Woodworth aura lieu à 15h30.
Dans un commuiqué, Mario Richard, directeur général de Campagne Québec-Vie, a indiqué être «à 100% pour les démarches de M. Woodworth, qui vise à questionner, par le biais d'un comité parlementaire, le bien-fondé d'une définition, dans le code criminel canadien, de l'être humain vieille de 400 ans qui ne tient pas la route. Et nous partageons avec lui le souci que nos lois soient conformes à nos connaissances scientifiques sur l'être humain.»
Au nombre des autres participants, notons la présence de Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie, Stéphane Gagné, pasteur et candidat lors de la dernière élection pour le parti conservateur du Québec, Gitane Maltais, femme tombée enceinte à la suite d'un viol à 15 ans et qui a choisi de garder son enfant et Michel Lizotte, porte-parole de l'organisme Ta vie ton choix, qui fait la promotion d'une thérapie pour ceux «aux prises avec des attraits non voulus envers des personnes du même sexe».

