«C’est un nouveau départ, un nouveau défi. Après quatre ans aux finances, je suis très content. C’est une belle confiance du chef, confie, en entrevue téléphonique, François Bonnardel. La Saskatchewan vit de la potasse, l’Alberta et Terre-Neuve vivent du pétrole et le Québec, lui, vit de la péréquation. Les ressources naturelles, c’est de l’économie aussi.»
Le Plan Nord, le développement des ressources naturelles, Gentilly 2, les gaz de schiste, Hydro-Québec, l’entente des Innus et Hydro-Québec, François Bonnardel ne s’ennuiera pas. «Un des plus grands défis, c’est le développement des ressources naturelles dans un contexte de développement durable où l’équilibre doit prôner», enchaîne-t-il.
Et parmi tous les dossiers, c’est celui d’Hydro-Québec et de Gentilly qui retiennent le plus son attention. «Je trouve ridicule qu’on se prononce sans le rapport d’Hydro-Québec. C’est prématuré de dire qu’on doit fermer.» Au dire de François Bonnardel, Gentilly 2 rapporte entre 50 et 60 M$ et la fermeture entraînerait la perte de 800 emplois. «Il faut défendre ces gens-là», ajoute-t-il.
Plus près de nous, François Bonnardel croit que ses nouvelles fonctions vont pouvoir aider à faire avancer le dossier de la Yamaska, mais également celui du pipeline qui traverse la circonscription de Brome-Missisquoi.
En plus du dossier des ressources naturelles, François Bonnardel sera responsable des régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord, du Nord du Québec, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de l’Estrie.
«Ça va faire pas mal de stock, mais je serai aussi présent à Granby qu’avant. Ce n’est pas parce que j’ai tout le Nord du Québec que je vais quitter! Je passerai les lundis et les vendredis à Granby, mais c’est sûr que je vais aller faire un tour.»

