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Chanter en attendant le FICG

En cercle, sous la direction de Francine Poitras, les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes apprennent à réchauffer leur voix. Ugo Giguère

En cercle, sous la direction de Francine Poitras, les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes apprennent à réchauffer leur voix.

Ugo Giguère
Publié le 20 Juin 2012
Publié le 21 Juin 2012
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Les demi-finalistes du prochain Festival international de la chanson de Granby ont fait un saut en ville cette semaine. À trois mois du FICG 44, les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes ont eu droit à deux jours intensifs de formation afin de se préparer pour le grand concours. GranbyExpress.com a assisté à un atelier dans la maison de Francine Poitras.

Sujets :
Groupe Pandaléon , Québec

Lundi matin, 9h30, un petit groupe discute sur la terrasse arrière. On prend le temps de respirer un peu avant d’amorcer le travail. Ils sont huit autour de celle qui sera leur prof de chant. On trouve Alain Comeau, Marie-Ève Fortier, Myriam Parent, le duo Fire & Smoke et les trois gars du groupe Pandaléon. Avec un peu de retard, Steve Hickey va par la suite se joindre au groupe.

«C’est le groupe des hors Québec», précise Francine Poitras alors que tout le monde entre à l’intérieur de la «maison qui chante» pour se diriger vers la salle de musique.

Formant un cercle, les jeunes artistes débutent par une séance de réchauffement vocal. «Moi, je m’étire avant», suggère le chanteur de Pandaléon Fred Levac. Plus ou moins à l’aise côté souplesse, il précise qu’il a «déjà essayé le pilatès, mais c’était bin trop dur!»

Rien n’est laissé au hasard dans la classe de Francine, que l’on connaît pour son rôle de l’oiseau-lyre dans la première distribution de Saltimbanco. On lève la tête, on étire le cou, on n’écrase pas la nuque… «Ça ouvre les muscles devant», précise celle qui dirige l’atelier.

Toute l’attention est alors portée sur la respiration et comment ouvrir la trappe du diaphragme pour laisser entrer l’air dans les poumons. Pas simple le travail de chanteur!

Assez pour la respiration, «on va faire des vocalises», annonce la formatrice. «Oh shit! Plug tes oreilles», lance Fred Levac à l’intention du journaliste.

Au bout de quelques gammes de «miou, miou, miou», la prof arrête le piano. «Qui respire par le nez?, demande-t-elle. Ce n’est pas que c’est mal, mais c’est plus long», conseille Francine.

La dame ne manque pas d’observation et elle ne manque pas de tout corriger. Lever la tête, plus de lèvres, masser les mâchoires, plus de sourire… En bons élèves, les jeunes artistes appliquent les recommandations.

«Clair a mal à la gorge, il y en a d’autres?», interroge la prof de chant. Quelques autres admettent vivre parfois le même problème. «Il faut boire beaucoup d’eau. Chanter égal boire souvent, surtout quand tu fumes et si tu prends un verre, ce sont des irritants pour la voix.»

Un conseil que Marie-Ève Fortier s’empresse de noter dans son calepin. À son attention, Francine ajoute «chante moins fort et articule plus. T’es mieux de chanter moins fort et d’avoir un meilleur son.» Ça aussi, ça se retrouve dans le calepin.

«T’es pas autour d’un feu de camp, tu vas être au Palace devant des centaines de personnes, ça prend de la drive!» - Francine Poitras

Briser la glace

L’Acadien Alain Comeau brise la glace et exécute la première chanson qu’il prévoit défendre au festival. Une première interprétation qui n’impressionne pas la maîtresse des lieux. «Des fois on s’habitue à chanter des mots et on oublie de raconter une histoire, commente Francine. T’es pas autour d’un feu de camp, tu vas être au Palace devant des centaines de personnes, ça prend de la drive!»

Message reçu, l’auteur-compositeur reprend sa guitare et offre une version plus convaincante. On le sent tout de même un peu mal à l’aise dans ce contexte intimiste. «C’est plus gênant devant un petit groupe que devant une foule», confie-t-il plus tard.

Il est le seul qui en est à sa première rencontre avec Francine Poitras. Les autres en sont à leur deuxième session. À l’écoute du duo manitobain Fire & Smoke et de la Vancouveroise Myriam Parent, la prof semble satisfaite.

Mais le vrai juge, ce sera le public dans trois mois…

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