Alors que l’Office national de l’énergie (ONÉ) vient d’émettre un rapport sur sa rencontre de gestion de l’intégrité avec Pipe-Lines Montréal, le Comité pour l’environnement de Dunham affiche son scepticisme. «Il y a plein d’erreurs et d’imprécisions dans ce document», clame le président Jean Binette.
En conclusion de son rapport, l’ONÉ souligne que Pipe-Lines Montréal a un programme d’intégrité officiel en place. Deux non-conformités ont été relevées par les inspecteurs, affirme l’organisme.
M. Binette se questionne sur le sérieux de ce rapport.
«L’ONÉ n’a pas envoyé d’inspecteurs sur le terrain. Le document a été rédigé uniquement à partir de questions/réponses, dans les bureaux de Pipe-Lines Montréal», allègue-t-il.
M. Binette indique par ailleurs que la rencontre de vérification de la conformité a porté sur le pipeline d’un diamètre de 24 pouces, vu que celui de 18 pouces est hors service.
«Pourtant, c’est bel et bien le pipeline de 18 pouces qui serait utilisé dans le projet d’inversion des flux, déposé en 2009», observe-t-il.
Le président du Comité pour l’environnement de Dunham mentionne par ailleurs que l’ONÉ n’a demandé, règle générale, aucune preuve de l’entreprise lors de ses affirmations. «Elle a cru Pipe-Lines Montréal sur parole. Pourquoi ?», clame-t-il.
L’organisme souligne également que certaines parties du rapport comportent des sections cachées, ce qui rend la compréhension très difficile.
M. Binette fait par ailleurs valoir que les sections de pipeline de 24 pouces, enfouies dans le périmètre des stations de pompage de Highwater (près de Mansonville) et de St-Césaire n’ont pas été vérifiées depuis 45 ans.
