Durant quatre jours, la boulangerie artisanale La Mie Bretonne de Cowansville s’est transformée en plateau de tournage. Mickael Legentilhomme, un jeune boulanger français qui vient de joindre l’établissement de la rue du Sud, fait l’objet d’un reportage pour «Sept à huit», du réseau de télévision TF1.
En compagnie d’un caméraman, le journaliste Antoine Gaveau a suivi le boulanger âgé de 23 ans, de son départ de la France jusqu’à son arrivée à Cowansville, en passant par l’aéroport Montréal-Trudeau. Le reportage porte sur l’expatriation des Français au Québec.
«Avec un taux de chômage en hausse et un marché de l’emploi saturé, plusieurs Français cherchent un moyen de s’en sortir», fait remarquer M. Gaveau.
Ce dernier souligne que «Sept à huit» est une émission très populaire en France.
«Nos reportages sont diffusés en heure de grande écoute. On estime le nombre de téléspectateurs à environ six millions», indique le journaliste, qui affirme avoir été très bien accueilli au Québec.
Annie Huard-Langlois, copropriétaire de La Mie Bretonne en compagnie de son conjoint Jean-Sébastien Béraud, se montre emballée par cette expérience hors du commun.
«L’équipe de TF1 a vraiment bien couvert les premiers jours de Mickael parmi nous. De plus, Jean-Sébastien, qui a également quitté la France pour Cowansville, sera également en vedette. Des images ont entre autres été prises au concours Artisan Boulanger, au Salon international alimentaire de Montréal», indique-t-elle, espérant que le reportage pourra être vu un jour à la télévision québécoise.
Quant au nouveau boulanger, Annie se montre enthousiaste face à son attitude.
«Ce n’est pas évident pour Mickael car tout est nouveau pour lui au Québec, mais il est très ouvert et travaille très fort», clame-t-elle.
Mickael Legentilhomme, encore surpris par toute cette attention, se dit très heureux à Cowansville.
«Je n’ai pas encore de réseau social ici, mais ça viendra. Quelques amis français, qui ont visité le Québec, ont décidé d’y vivre pour de bon. En attendant, je suis très content d’avoir décidé de relever ce beau défi. Ici, le boulanger est vraiment considéré comme un artisan et c’est très valorisant», énonce-t-il.
