Les spéculations et les rumeurs véhiculées à gauche et à droite sur le choix du futur entraîneur de la Sainte-Flanelle font partie de l’histoire. Place maintenant à l’ère Michel Therrien version 2.
L’homme de hockey a ajouté plusieurs cordes à son arc depuis son premier passage au temple de la téléphonie. Congédié en 2003 par André Savard, Therrien est retourné faire ses classes «en autobus» avec les Penguins de Wilkes-Barre, de la Ligue américaine. Puis, il s’est vu confier les Penguins de Pittsburgh. Ces derniers ont atteint la grande finale une première fois avec Therrien. L’année suivante, les Penguins ont remporté sans Therrien. Remercié en février 2009, l’entraîneur a dû assister à la conquête de laCoupe Stanley dans le confort de son salon.
Est-ce une bonne affaire de ramener Therrien derrière le banc du «Bleu, Blanc, Rouge»? Le DG Marc Bergevin a sûrement pesé le pour et le contre. Et à la lumière de la nomination de Therrien, je me doute bien que Bergevin a fait abstraction du passé. Et du côté des joueurs, seul Andrei Markov a été dirigé par Therrien. Alors…why not ?
Le Therrien d’aujourd’hui doit être, je présume, différent du Therrien de 2000-2003. Le bonhomme a refait ses devoirs, il a gagné en maturité, et fait important, il a eu la chance de se faire la main dans la jungle médiatique montréalaise. Un aspect de la job à ne pas négliger au Québec.
Les autres candidats? Bob Hartley recruté par Calgary. Suivant…Marc Crawford…pas sûr. Crawford est poursuivi par l’ex-joueur de l’Avalanche, Steve Moore, tout comme le hockeyeur Tood Bertuzzi et les propriétaires des Canucks de Vancouver. Moore les accuse d’avoir mis fin à sa carrière le 8 mars 2004. La fameuse histoire du coup de poing lors d’un match Avalanche-Canucks. Et Bertuzzi accuse à son tour Crawford. Le hic de l’affaire. La cause doit être entendue cet automne en Cour supérieure de l’Ontario. Vous voyez le scénario à Montréal. L’entraîneur Crawford s’absente d’une pratique du CH pour être interrogé par des procureurs pour une histoire de violence au hockey. Ça donne des cheveux gris aux relationnistes de l’équipe. Le genre de distraction que toute organisation sportive souhaite éviter.
Patrick Roy…oui, non, peut-être. A-t-il été contacté? A-t-il le goût de diriger dans la LNH? Autant de questions sans réponses.
Depuis son arrivée, Marc Bergevin met de l’ordre dans l’organisation du Canadien. Michel Therrien en fera tout autant dans le vestiaire. Une bonne affaire après la saison de misère que l’équipe vient de connaître.

