L'arrivée des réfugiés syriens à Granby en toute discrétion

Romy Quenneville-Girard romy.quenneville-girard@tc.tc Publié le 5 janvier 2016

La directrice générale du SERY, Joanne Ouellette.

©Photo TC Media - Archives

RÉFUGIÉ. Solidarité Ethnique Régionale de la Yamaska (SERY) opte pour la discrétion dans l'accueil des réfugiés syriens à Granby afin de faciliter leur intégration.

Loin des caméras et loin des foules. Tel est le souhait du SERY.

«Tous les réfugiés, peu importe d'où ils viennent, sont accueillis de cette façon», indique la directrice générale de l'organisme, Joanne Ouellette.  

Dans le cas des réfugiés syriens, elle ajoute qu'ils subissent déjà une grande pression médiatique. «Y'ont assez de tous les journalistes et les caméras à l'autre bout du monde qu'on ne veut pas leur faire la même chose ici. En plus, c'est long le voyage pour venir jusqu'ici. Ils vont arriver fatigués, mais fatigués morts», image-t-elle.

L'organisme dit être prêt à accueillir 150 réfugiés syriens.

En raison des programmes du gouvernement fédéral, ce sont plutôt 70 réfugiés syriens qui ont une place assurée à Granby. Ce chiffre pourrait augmenter selon ce qui sera pris comme décision à Ottawa.

À Granby, des centaines de personnes se sont manifestées et souhaitent intégrer les rangs du SERY. Près de 300 personnes ont assisté à la dernière séance d'information que tenait l'organisme en décembre à ce sujet.

«C'est impressionnant, mais on ne sait pas si c'est tout ce monde qui va rester. Peut-être qu'avec le temps des fêtes quelques personnes vont décider qu'ils ont assez donné. […]Il faut aussi enquêter sur les individus et vérifier s'ils ont des antécédents judiciaires», précise Joanne Ouellette.

La directrice générale souligne que les nouveaux bénévoles n'accueilleront pas nécessairement des réfugiés syriens.  

Seulement en décembre, cinq nouvelles familles sont atterris à Granby. Elles arrivaient d'Afrique ou de l'Amérique du Sud.

Sans nouvelles  

L'organisme de Granby est sans nouvelles du ministère de l'Immigration et ne sait pas quand arriveront les réfugiés. Selon Joanne Ouellette, ils arriveront en mars. Une première vague de réfugiée était prévue en décembre dernier.

La cadence a ralenti du côté d'Ottawa. «Ça arrive au ralenti un peu partout. On n'a pas de nouvelles du ministère de l'Immigration et on ne sait pas ce qui va arriver», rapporte-t-elle.

Cela dit, la directrice générale n'est pas inquiète. Depuis l'annonce du gouvernement fédéral qu'il comptait accueillir 25 000 réfugiés syriens que le SERY est prêt. «On attend et on a hâte», conclut Mme Ouellette.

L'accueil des réfugiés syriens à Granby en chiffres

300 personnes ont manifesté de l'intérêt

50 logements sont disponibles

30 personnes sont prêtes à servir d'interprète

1000$ est le montant qu'a reçu le SERY des Bontés Divines

Notons également que la ville de Granby remettra des passes d'autobus aux nouveaux réfugiés

L'arrivée des réfugiés syriens à Granby en toute discrétion

Romy Quenneville-Girard romy.quenneville-girard@tc.tc Publié le 5 janvier 2016

La directrice générale du SERY, Joanne Ouellette.

©Photo TC Media - Archives


RÉFUGIÉ. Solidarité Ethnique Régionale de la Yamaska (SERY) opte pour la discrétion dans l'accueil des réfugiés syriens à Granby afin de faciliter leur intégration.

Loin des caméras et loin des foules. Tel est le souhait du SERY.

«Tous les réfugiés, peu importe d'où ils viennent, sont accueillis de cette façon», indique la directrice générale de l'organisme, Joanne Ouellette.  

Dans le cas des réfugiés syriens, elle ajoute qu'ils subissent déjà une grande pression médiatique. «Y'ont assez de tous les journalistes et les caméras à l'autre bout du monde qu'on ne veut pas leur faire la même chose ici. En plus, c'est long le voyage pour venir jusqu'ici. Ils vont arriver fatigués, mais fatigués morts», image-t-elle.

L'organisme dit être prêt à accueillir 150 réfugiés syriens.

En raison des programmes du gouvernement fédéral, ce sont plutôt 70 réfugiés syriens qui ont une place assurée à Granby. Ce chiffre pourrait augmenter selon ce qui sera pris comme décision à Ottawa.

À Granby, des centaines de personnes se sont manifestées et souhaitent intégrer les rangs du SERY. Près de 300 personnes ont assisté à la dernière séance d'information que tenait l'organisme en décembre à ce sujet.

«C'est impressionnant, mais on ne sait pas si c'est tout ce monde qui va rester. Peut-être qu'avec le temps des fêtes quelques personnes vont décider qu'ils ont assez donné. […]Il faut aussi enquêter sur les individus et vérifier s'ils ont des antécédents judiciaires», précise Joanne Ouellette.

La directrice générale souligne que les nouveaux bénévoles n'accueilleront pas nécessairement des réfugiés syriens.  

Seulement en décembre, cinq nouvelles familles sont atterris à Granby. Elles arrivaient d'Afrique ou de l'Amérique du Sud.

Sans nouvelles  

L'organisme de Granby est sans nouvelles du ministère de l'Immigration et ne sait pas quand arriveront les réfugiés. Selon Joanne Ouellette, ils arriveront en mars. Une première vague de réfugiée était prévue en décembre dernier.

La cadence a ralenti du côté d'Ottawa. «Ça arrive au ralenti un peu partout. On n'a pas de nouvelles du ministère de l'Immigration et on ne sait pas ce qui va arriver», rapporte-t-elle.

Cela dit, la directrice générale n'est pas inquiète. Depuis l'annonce du gouvernement fédéral qu'il comptait accueillir 25 000 réfugiés syriens que le SERY est prêt. «On attend et on a hâte», conclut Mme Ouellette.

L'accueil des réfugiés syriens à Granby en chiffres

300 personnes ont manifesté de l'intérêt

50 logements sont disponibles

30 personnes sont prêtes à servir d'interprète

1000$ est le montant qu'a reçu le SERY des Bontés Divines

Notons également que la ville de Granby remettra des passes d'autobus aux nouveaux réfugiés