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Semaine de la prévention des incendies : prudence devant les chaudrons!


Publié le 4 octobre 2017

Les occupants d'un immeuble à logements de la rue Simonds Sud ont été tirés du lit dans la nuit du 20 au 21 septembre dernier en raison d'un chaudron d'huile laissé sans surveillance sur une cuisinière.

©(Photo: TC Media-Éric Patenaude)

PRÉVENTION. Les feux de cuisson étant à l'origine de 19 % des brasiers ayant pris naissance dans des résidences québécoises en 2016, les Granbyens seront encore une fois sensibilisés à ce fléau cette année dans le cadre de la  Semaine de la prévention des incendies.

De retour avec le thème La prévention c'est bon. C'est dans la cuisine que ça se passe!, la semaine thématique aura lieu du 8 au 15 octobre. Plusieurs activités seront mises en branle. Après des présentations dans les écoles en 2016 visant à faire de la prévention auprès les enfants, des dépliants faisant état des bonnes et moins bonnes pratiques dans la cuisine seront notamment distribués aux citoyens cette année.

«Par exemple, il ne faut jamais faire de la friture dans une casserole. Il faut toujours utiliser une friteuse homologuée. Encore dernièrement, on a eu des incendies parce que des gens n'avaient pas respecté cette consigne. […] C'est excessivement dangereux», explique le chef de la Division prévention au Service des incendies de la Ville de Granby, Claude Royer.

Pour éviter le pire

Le message est martelé chaque année et demeure de la plus haute importance: les citoyens doivent s'assurer que leur avertisseur de fumée est fonctionnel, que l'appareil a moins de dix ans et que ses piles sont changées régulièrement.

Si la sensibilisation se fait sur une base annuelle à cet effet, M. Royer souhaite que la semaine de prévention serve de rappel à la population. «Un avertisseur de fumée, c'est comme avoir un pompier qui prend le quart de nuit à la maison […]», illustre-t-il.

Un plan d'évacuation connu et pratiqué par les membres familles peut également sauver des vies en cas d'incendie. Ce dernier doit prévoir un lieu de rassemblement, par exemple une boîte aux lettres, si un feu se déclare.  «On doit attendre là. On ne retourne jamais dans une maison qui est en flammes ou où il y a un début d'incendie», rappelle Claude Royer.

Entre 800 et 900 appels d'assistance sont logés au service d'incendie de Granby chaque année, une moyenne qui tend à se maintenir. De ce nombre, entre 40 et 60 feux sont confirmés. Près de 70 sapeurs-pompiers forment la brigade granbyenne.