Des citoyens de la rue Martin veulent prolonger les services municipaux

Granby


Publié le 17 mai 2017

Une citoyenne de Granby, Catherine Marquis, a questionné le conseil municipal lundi soir.

©TC Media - Mathieu Majeau

MUNICIPAL. Des citoyens de la rue Martin à Granby ont fait un plaidoyer, lundi soir, afin que l'administration Bonin prolonge les services d'égout et d'aqueduc dans leur quartier. La Ville a refusé le projet proposé, mais ne ferme pas la porte à un dénouement favorable dans ce dossier. 
 

Lors de la première période de questions, Catherine Marquis a expliqué la situation dans laquelle elle et ses voisins se trouvaient. «Il y a trois rues dans le secteur de la rue Martin qui ne sont pas desservies par les services municipaux. Plusieurs citoyens sont inquiets de la qualité de l'eau en raison de problèmes relativement à leurs installations septiques privées. Nous aimerions que les services soient accessibles», a-t-elle déclaré.

Selon le sommaire décisionnel de la Ville de Granby, en décembre dernier, les autorités municipales ont reçu une demande de prolongement des services sur la rue Martin initiée par les propriétaires du 80, rue Martin. Par contre, après une analyse d'opportunité interne, celle-ci conclut qu'il n'y a aucun gain technique ou financier pour la Ville à prolonger les services municipaux sur la rue Martin.

«On ne parle pas d'un prolongement du service pour agrandir Granby. Nous sommes encerclés par l'eau et les terrains sont petits. Je ne suis pas en mesure de respecter la règle du 30 mètres entre le puit et le champ d'épuration», ajoute Mme Marquis.

Rappelant que le conseil en place s'était doté d'une politique de tarification des services municipaux, le maire Pascal Bonin a indiqué que la Ville gardait un esprit d'ouverture.

«Si les citoyens paient la facture totale et en entier, le conseil pourrait se montrer ouvert. Par contre, ça doit être unanime. Je serais mal à l'aise d'aller demander une obligation de tarification qui s'élève à environ 54 000 $ à des gens qui n'en veulent pas», a-t-il lancé comme réponse.

«En imposant un paiement, ça pourrait amener des drames. Il y a des gens qui ont refait leur système septique. Certains peuvent avoir mis 20 000 $ là-dessus. On va aller leur dire de défaire tout ça et de payer pour le passage des services? Chaque situation est différente. Une dépense de 50 000 $, ce n'est pas tout le monde qui peut se le permettre», a renchéri le premier magistrat.

La Ville de Granby a finalement demandé aux résidants de la rue Martin de questionner l'ensemble des gens du quartier afin de savoir ce qu'ils souhaitent faire. «Si les deux, trois, quatre premiers voisins sont unanimes à recevoir les services et s'ils déboursent la facture, la Ville pourrait aller de l'avant avec un projet <I>écourté<I>. Retournez voir les gens du secteur et soumettez-nous un nouveau projet. De notre côté, on pourra vous dire les coûts exacts d'un tel projet en toute proportion avec les gens qui iront de l'avant», a conclu le maire Bonin.