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Décès d'un camionneur à Ste-Cécile-de-Milton: une mort évitable, selon la CNESST


Publié le 12 juillet 2017

La première cause retenue est que le camionneur s'est fait écraser par une pile de bacs-citerne à l'arrière du semi-remorque lors de son déchargement.

©Gracieuseté-CNESST

INVESTIGATION. La mort du camionneur Jean-Claude Mercier, survenue le 24 janvier dernier au site d'enfouissement Roland Thibault inc., à Sainte-Cécile-de-Milton, aurait pu être évitée. Dans son rapport d'enquête, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) retient deux causes pour expliquer cette tragédie.

La première cause retenue est que le camionneur s'est fait écraser par une pile de bacs-citerne à l'arrière du semi-remorque lors de son déchargement. «L'un des éléments pesait 900 kilos et celui-ci est tombé sur le travailleur», raconte l'inspecteur à la CNESST, Luc Lefebvre.

D'autre part, la gestion des activités de remorquage sur le site d'enfouissement était déficiente. «Elle permet une interaction entre la circulation des véhicules et les piétons. Au moment de l'accident, il y avait une machinerie qui circulait au même moment. La porte est demeurée coincée. Le camionneur s'est dirigé pour la décoincer et c'est à ce moment que le chargement est tombé», ajoute M. Lefebvre.

Au Québec, depuis cinq ans, près de 50 travailleurs sont décédés après avoir été frappés par un objet. Aucun autre accident mortel semblable à celui qui s'est produit à Sainte-Cécile-de-Milton ne s'est déroulé dans la région selon la CNESST.

Joint par TC Media, le directeur du site d'enfouissement Roland Thibault, Patrick Milot, n'a pas voulu commenter le dossier. «Nous avons pris connaissance de l'analyse du rapport de la CNESST et nous ne commenterons pas», s'est-il contenté de dire au téléphone.

Sur la photo, on aperçoit l'inspecteur de la CNESST, Luc Lefebvre; la directrice santé et sécurité du Service de la prévention-inspection, Hélène Hamann et la responsable des communications de la CNESST, Héloïse Bernier-Leduc.

©TC Media - Mathieu Majeau

Conatctée par TC Media, l'entreprise M.J. Lavoie n'a pas voulu commenter le rapport de la CNESST.