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Contaminants dans l'eau: les acteurs se rencontrent


Publié le 15 juillet 2017

L’OBV Yamaska est une table de concertation mandatée par le gouvernement pour élaborer un Plan directeur de l’eau (PDE), en faire la promotion et suivre sa mise en œuvre en collaboration avec l’ensemble des acteurs de l’eau du bassin versant de la rivière Yamaska.

©TC Media - Mathieu Majeau

ENVIRONNEMENT. Plus de vingt personnes provenant du monde municipal, de la MRC de la Haute-Yamaska et de l'organisme du bassin versant de la rivière Yamaska ont assisté à une présentation sur les contaminants d'intérêt émergent, les substances toxiques et l'état des communautés de poissons de la Montérégie et l'Estrie. C'est l'auteur d'une étude du ministère de l'Environnement sur le sujet et publiée au début de l'année 2017, David Berryman, qui était l'invité pour l'occasion.   

Les participants ont pu en appendre un peu plus sur les résultats des analyses effectuées dans l'eau et les poissons des rivières Yamaska Sud-est, Yamaska Nord et Yamaska. «Des échanges entre l'auteur, les municipalités et l'OBV Yamaska ont permis de mieux comprendre la problématique et de réfléchir à l'élaboration d'un projet futur», raconte le directeur général de l'OBV Yamaska, Alex Martin.

Rappelons que l'étude révélait que «des contaminants d'intérêt émergent et des substances toxiques ont été détectées dans l'eau à plusieurs endroits. Les concentrations ne sont pas aussi élevées en comparaison à celles mesurées dans d'autres cours d'eau au Québec, au Canada et aux États-Unis.

Le document a aussi indiqué que des contaminants toxiques se retrouvaient à proximité de stations d'épuration des eaux. «Les usines d'épuration des villes ne sont pas construites pour traiter des contaminants. Bon an, mal an, ça respecte les critères du ministère», ajoute M. Martin.

Dans l'étude publiée par le ministère, on y révélait que la contamination du poisson par des BPC respectait le critère pour la protection de la faune terrestre piscivore à toutes les stations d'échantillonnage à l'exception de celle située dans la rivière Yamaska Nord en aval de Granby.

«On évalue le poisson directement. Nous n'évaluons pas ce qui est dans l'eau. Ça va considérer les critères qui affectent la vie d'un poisson. Que ce soit l'habitat et la température de l'eau. Certains endroits mériteraient une attention plus particulière», avoue le directeur général d'OBV Yamaska.

«Notre équipe déploiera tous les efforts nécessaires afin que les acteurs municipaux, institutionnels et industriels prennent conscience de l'importance de l'eau tant pour la survie collective que pour l'économie», conclut Alex Martin.