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Granby: le candidat Bélanger veut remettre l'environnement à l'avant-plan

Publié le 25 septembre 2017

Yves Bélanger veut notamment que deux millions $ soient investis pendant le prochain mandat afin de soutenir des initiatives de développement durable.

©(Photo: TC Media-Roxanne Langlois)

Alors que selon lui, l'administration en place n'obtient qu'à peine la note de passage en matière d'environnement, le candidat à la mairie Yves Bélanger souhaite opérer un virage vert à Granby.

S'il avoue n'être ni environnementaliste ni climatologue, M. Bélanger constate que cet enjeu doit être davantage pris en compte. Ce dernier cite à cet effet le dossier de la deuxième phase de développement du sentier piétonnier le long de la rivière Yamaska: «Il y a des gens qui sont préoccupés […] et qui l'expriment, mais ils ne sont pas reçus».

Des chiens de garde

Pour renverser la vapeur, le candidat propose de distribuer des responsabilités en matière d'environnement à cinq des dix conseillers élus. Il a aussi élaboré une liste de cinq mesures concrètes qu'il mettrait en branle dès son arrivée à la mairie.

M. Bélanger souhaite d'abord créer un comité de citoyens experts agissant à titre de «chien de garde» en matière d'environnement. Ce groupe serait entre autres mandaté d'organiser et de réaliser un large forum sur le développement durable dès 2018, auquel seraient conviés les citoyens ainsi que différentes organisations.

«(Le but sera) dans un premier temps, de mettre en valeur nos bons coups […]mais aussi d'identifier nos points faibles afin de pouvoir dégager des pistes de solution qui seront réalistes», explique le candidat. Cinq projets en seraient dégagés et se partageraient une enveloppe totale de deux millions $ pour les quatre prochaines années.

L'eau, une priorité

L'eau attire l'attention du candidat à différents niveaux. Le Granbyen souhaite d'abord ajouter sa Ville à la liste des «communautés bleues» du Québec, c'est-à-dire celles adoptant un cadre communautaire sur cette ressource naturelle et la reconnaissant comme un bien commun.

M. Bélanger veut également réactiver le plan d'action pour l'avenir du lac Boivin, selon lui, «se détériore par en dessous». L'achat d'une faucardeuse de 150 000$ par la Ville ne règle le problème qu'en surface, à son avis: «C'est  vraiment une opération esthétique qui est avantageuse, mais elle n'assure aucunement l'amélioration de la santé du lac Boivin». Il souhaite s'assurer que les investissements prévus dans le plan de match, qu'il juge très complet, se concrétisent bel et bien.

Le candidat part aussi en croisade contre les surverses dans la rivière Yamaska Nord, c'est-à-dire les moments où, lors de périodes de pluie ou de fonte de neige, les eaux usées sont contraintes d'y être déversées. Il rappelle que 620 épisodes ont été recensés entre 2014 et 2015, pour un total de 94 jours, ce qui dépasse très largement le très médiatisé «Flushgate» de Montréal.

L'aspirant maire propose l'installation de réservoirs de rétention pour retenir ces eaux pour qu'elles soient ensuite traitées à la station d'épuration. Selon lui, ces aménagements pourraient être effectués sans excéder le budget de 100 millions $ sur dix ans pour les travaux majeurs de modernisation de la centrale de traitement et les infrastructures en approvisionnement en eau potable.

Prendre soin des arbres

Le candidat souhaite également qu'une politique de l'arbre soit développée afin de veiller à conservation et la santé des différentes espèces du territoire. «On a eu un drame l'été passé au parc Miner. Un arbre est tombé sur chapiteau et a blessé des gens. Je pense qu'à l'intérieur de la politique de l'arbre, il faudra aussi s'assurer que nos arbres sont sécuritaires […]», fait valoir le politicien.

Yves Bélanger compte s'adresser à la presse régionale pour une autre conférence de presse sous peu, afin d'y présenter sa troisième et dernière cible, l'entrepreneuriat.