Les Canadiens refusent de troquer leurs données privées


Publié le 31 janvier 2017

Plus d'un quart (27%) des internautes questionnés dans 17 pays sont tout à fait d'accord avec le fait de partager leurs informations privées en échange de privilèges, comme des réductions de tarif ou des services personnalisés. Qu’il s’agisse de données de santé, financières, de consommation d'énergie, etc.

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MARKETING. Échanger ses données contre des rabais ou des avantages ne pose aucun problème à un internaute sur quatre. Sauf au Canada.

Il y a plus de consommateurs tout à fait prêts à partager leurs données personnelles en échange de récompenses que de personnes farouchement opposées, ressort-il d’une étude publiée cette semaine par Gfk, quatrième institut d'audit marketing au monde.

Plus d'un quart (27%) des internautes questionnés dans 17 pays sont tout à fait d'accord avec le fait de partager leurs informations privées en échange de privilèges, comme des réductions de tarif ou des services personnalisés. Qu’il s’agisse de données de santé, financières, de consommation d'énergie, etc.

Des pourcentages égaux d'hommes et de femmes sont tout à fait disposés à le faire, pour 27 % des deux sexes. Toutefois, plus de femmes se déclarent fermement opposées, avec 21% contre 18 chez les hommes.

Les personnes qui ont entre 20 et 30 ans sont les plus susceptibles de recourir à ce échange, avec un tiers se déclarant tout à fait prêt à le faire (33% et 34% respectivement). Ces tranches d'âge sont suivies par les 15-19 ans, avec 28%.

Diversité mondiale
Les consommateurs résidant en Chine sont les plus ouverts à cette pratique, avec 38% de la population en ligne se déclarant tout à fait prête à le faire et seulement 8 % totalement opposés. Les autres pays montrant une volonté au-dessus de la moyenne étant le Mexique, la Russie et l'Italie.

Les pays avec les plus hauts pourcentages de personnes farouchement opposées au partage de leurs données sont l'Allemagne (40 %), la France (37%), le Brésil (34%), le Canada (31%) et les Pays-Bas (30 %).

Chez nous, seuls 14% donneraient leur accord, surtout parmi les consommateurs masculins (15%). Quant aux groupes d’âges, ce sont les 20-29 ans qui y voient le moins d’objection (24%), suivis des 15-19 ans (16%). Les Canadiens de plus de 60 ans affichent le plus grand refus, de 44%. Parmi les degrés les plus élevés, derrière leurs homologues brésiliens (49%) ou allemands (56%).