Liaisons vers Toronto à l'aéroport Saint-Hubert: saine concurrence selon Pauline Quinlan


Publié le 16 février 2017

La mairesse de Bromont Pauline Quinlan.

©TC Media - archives

BROMONT. L'arrivée prochaine de vols quotidiens vers Toronto, en partance de l'aéroport de Saint-Hubert, est bien loin de venir damer le pion à Bromont, croit la mairesse Pauline Quinlan.

«Il s'agit de poursuivre le travail. Il y a toujours fort probablement une clientèle d'affaires de la région qui a des besoins en ce sens [pour des liaisons vers Toronto]. La mise en valeur de l'aéroport va se poursuivre, j'en suis convaincue, indique Mme Quinlan. Ils [l'aéroport de Saint-Hubert] sont situés dans la région métropolitaine, tandis que nous sommes davantage au cœur de l'Estrie et aux abords de la Montérégie.»

L'aéroport de Bromont possède quelques as dans sa manche, selon Mme Quinlan. «La Rive-Sud se développe beaucoup, ils y voient un potentiel, c'est certain. On prend acte de cette situation, mais il ne faut pas baisser les bras, il ne faut pas que ça nous arrête, au contraire. Pas avec la qualité d'infrastructure que nous avons ici ni avec sa localisation stratégique. La concurrence, ça reste sain.»       

Bromont, Cowansville et Granby demeurent les trois villes qui tirent les ficelles de l'aéroport à travers la Régie aéroportuaire régionale des Cantons-de-l'Est (RARCE). Le protocole d'entente les liant vient à échéance en 2018.

Achat d'un terrain

Début février, les élus de Bromont avalisaient l'achat d'une parcelle de terrain appartenant à IBM. La RARCE avait auparavant dû renoncer à s'en porter acquéreur, suite au refus de Granby de donner son accord à un règlement d'emprunt de 300 000 $.

Le sujet reviendra inévitablement au cœur des discussions des réunions du conseil d'administration au cours des prochains mois. La mairesse Quinlan en appelle à la conciliation de l'ensemble des parties. 

«Il faut se pencher sur la possibilité de développer davantage l'aéroport, celle d'accueillir des entreprises qui sont liées à l'aéronautique et celle d'offrir des vols», mentionne-t-elle.

«J'espère que les représentants de Granby seront de la partie pour qu'ensemble on trouve des solutions permettant à cette infrastructure de garder sa place, surtout dans le contexte québécois, où plusieurs municipalités sont en train de se doter d'aéroports. Ils réalisent l'importance de cet outil-là dans leur développement économique», ajoute-t-elle.             

D'une superficie de 113 429 m2, l'emplacement est situé en marge de la piste d'atterrissage et devrait éventuellement mener à la construction de hangars permettant d'augmenter la capacité d'accueil des aéronefs.      

La réaction de Robert Blais, directeur général de l'aéroport de Bromont