Vols vers Toronto à l'aéroport de Saint-Hubert: «Pas un problème pour Bromont», selon Robert Blais


Publié le 16 février 2017

Même s'il souhaite en faire autant, l'aéroport de la rue du Ciel, à Bromont, ne devrait pas trop pâtir de la récente annonce de l'aéroport de Saint-Hubert d'offrir des vols vers Toronto, croient certains intervenants mêlés au dossier.

©TC Media - Ghyslain Forcier

AFFAIRES. La récente entente la Ville de Longueuil, gestionnaire de l'aéroport de Saint-Hubert, et le transport Pascan Aviation pour l'implantation de liaisons aériennes quotidiennes vers l'aéroport Billy Bishop à Toronto vient-elle nuire aux visées similaires de l'aéroport Roland-Désourdy de Bromont? Pas selon des intervenants sondés par TC Media.

Situé à environ 80 kilomètres des installations aéroportuaires de Bromont, l'aéroport de Saint-Hubert offrira dès la mi-avril deux liaisons par jour en semaine vers Toronto, en vertu d'une entente entre la Ville de Longueuil et Pascan Aviation, dont le siège social se trouve justement sur le site de l'aéroport longueuillois.

Les responsables de l'aéroport bromontois planchent depuis plusieurs années sur un partenariat leur permettant d'offrir des vols directs vers la Ville Reine. Des efforts qui se traduisent notamment par une étude de faisabilité réalisée en 2012 et des pourparlers entrepris avec divers partenaires. Sans compter les nombreux ajustements visant à se conformer aux règles fédérales.    

Or, les démarches se poursuivent toujours, d'après Robert Blais, directeur général de l'aéroport. «Nous continuons d'évaluer les possibilités. Oui on s'intéresse au volet affaires, mais nous voulons également attirer les gens de la grande région de Toronto à des fins touristiques pour le coin. On pense que le potentiel est encore là.»  

Les gens à proximité qui veulent éviter Montréal ont une possibilité qu'ils n'avaient pas. Mais je pense que quand on pourra en offrir [des vols vers Toronto], on pourra aller rechercher ce bassin-là. Robert Blais, directeur général de l'aéroport de Bromont.

Le DG voit même cette entente d'un bon œil. «C'est signe qu'il y a une forte demande pour ce genre de vols. Je ne serais pas surpris d'en voir d'autres du même genre au cours des prochains mois.»

La récente offensive du transporteur WestJet, qui bonifie son offre de liaisons Montréal-Québec et Montréal-Boston, en est un autre exemple, selon lui.  

Bromont lorgne non seulement des accords avec de plus gros joueurs, les Air Canada, WestJet et Porter de ce monde, mais aussi des plus petits transporteurs.  

ACSTA

Le nerf de la guerre pour jouer dans les grandes ligues? La désignation, octroyée par l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), d'aéroport offrant la fouille des passagers, une exigence des transporteurs majeurs. «C'est ce qui retarde et ralentit considérablement plusieurs de nos projets, laisse entendre M. Blais. Si on avait eu la désignation quand WestJet a décidé d'étendre son offre, on aurait possiblement pu être un des éléments de croissance au Québec.»         

L'utilisation de la technologie est en pleine croissance en ce qui a trait aux mesures de surveillance, dont la fouille des passagers. Avec comme avantage notable un coût d'acquisition moins élevé, ce qui est de bon augure pour le projet de Bromont. «Ça va également augmenter la performance, de sorte que les aéroports comme le nôtre pourraient en profiter.» 

La réaction de la mairesse Pauline Quinlan à lire ici