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Se donner le droit d’écrire avec l’auteur Jonathan Harnois

Culture G


Publié le 10 avril 2017

Jonathan Harnois travaille à l’écriture de son deuxième roman et souhaite partager sa passion pour la création avec le public.

©©maxim morin

ÉCRITURE. Combien d’entre vous ont déjà caressé le rêve de se mettre à l’écriture? De laisser libre cours à son imagination sur le papier en prose ou en poésie? L’auteur Jonathan Harnois veut vous donner les clés pour (enfin) passer à l’action.

Depuis la publication de son premier roman, Je voudrais me déposer la tête en 2005, Jonathan Harnois s’est retrouvé sur la liste des auteurs à lire en classe (au choix de l’enseignant).

«Ça m’a permis de faire des rencontres avec des élèves et de leur offrir des ateliers. Quand je vais rencontrer des élèves, je veux les faire travailler, je veux qu’ils participent», mentionne l’artiste établi à Shefford.

Un concept qu’il a peaufiné et développé pour le présenter à des groupes adultes qui souhaitent se mettre à l’écriture. «Il y a plein de monde qui veut écrire, alors il faut que ce soit su», insiste-t-il en prenant le thé avec Culture G.

Si des dizaines de Monsieur et Madame Toulemonde s’épanouissent grâce à des cours de peinture, de théâtre ou de danse pourquoi pas l’écriture? Le jeune auteur veut répondre à ce désir trop longtemps refoulé chez plusieurs personnes.

Les rencontres sont étalées sur cinq séances de 2h30, les dimanches, une semaine sur deux. La même démarche a été offerte aux citoyens de Waterloo il y a quelques années et l’engouement a convaincu l’instigateur de répéter l’expérience à Granby.

La série d’ateliers débute le 23 avril (les autres rencontres auront lieu les 7 et 21 mai, 4 et 18 juin) au Centre France-Arbour, de 13h30 à 16h00. Pour s’inscrire, il suffit de se rendre sur le jonathanharnois.com et de suivre les onglets «Ateliers d’écriture» et «Cercles d’écriture créative». Les inscriptions doivent être reçues au plus tard ce dimanche 16 avril.

Rien de magique

Oubliez tout de suite le cliché du romancier angoissé assis devant son clavier en attente de l’illumination subite… L’écriture n’a rien de magique et comme pour toute chose, il existe des techniques de travail.

«Il n’y a pas de technique magique universelle, mais il existe des outils. Quand on écrit, on s’intéresse aux outils que les autres auteurs utilisent. Il n’y a personne qui peut te montrer comment ça marche l’écriture, mais on peut apprendre des autres», explique celui qui a coécrit la pièce Je suis un arbre sans feuille en collaboration avec les camelots de L’Itinéraire.

Notez toutefois que le cercle de création demeure un atelier de fiction et non pas un exercice de biographie ou mémoires personnelles. «On fait de la littérature de fiction même si je crois qu’il y a une part d’hygiène émotionnelle à travers tout ça», précise Jonathan qui n’a rien d’un prédicateur de croissance personnelle.

«Les gens viennent aussi pour une rencontre. Il y a des discussions et des réflexions sur la pratique de l’écriture», ajoute-t-il.

Préparez bien votre main, les ateliers se déroulent avec papier et crayon. Avec pas de clavier. «Ce n’est pas parce que je suis contre, mais je ne veux pas avoir 15 écrans autour de la table», note l’animateur. Une simple règle de bienséance qui permet au cercle d’apprentis auteurs de véritablement «connecter».

Ugo