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Accident mortel sur Pierre-Laporte: la cause demeure inconnue


Publié le 4 mai 2017

Un accident ou un geste volontaire? Le coroner Alexandre Crich n'est pas en mesure de déterminer la cause de l'accident qui a coûté la vie à Ronald Dandurand, le 22 novembre dernier.

©(Photo TC Media - Éric Patenaude)

FAITS DIVERS. La cause entourant le décès tragique de Ronald Dandurand survenu en novembre dernier sur le boulevard Pierre-Laporte, à Granby, ne sera vraisemblablement jamais connue. Accident? Geste volontaire? Le coroner Alexandre Crich n'arrive à aucune conclusion concrète dans son rapport rendu public cette semaine.

Le 22 novembre dernier, sur l'heure du dîner, une collision impliquant deux véhicules automobiles et un camion-citerne avait forcé la fermeture du boulevard Pierre-Laporte. Sous la force de l'impact, la camionnette de la victime s'était embrasée.
Selon le document rédigé par le coroner Crich, l'homme de 52 ans est décédé de polytraumatismes causés par la collision avec le poids lourd et non à la suite de l'incendie.

Considérant la collision intentionnelle 1300 mètres avant celle mortelle, l'état mécanique du véhicule, l'absence d'antécédents psychiatriques et de lettre de suicide au domicile de M. Dandurand, il n'a pas été possible d'établir si celui-ci a percuté intentionnellement ou accidentellement le poids lourd.

Le coroner Alexandre Crich

Les circonstances
Appelée à raconter le fil des événements, la conductrice du camion-citerne a indiqué que le conducteur de la camionnette «roulait à vive allure en chevauchant la ligne de marquage médiane séparant les deux sens de circulation. M. Dandurand serait revenu dans avant de retourner dans la voie du camion-citerne», lit-on dans le rapport.

«La conductrice a seulement eu le temps d'amorcer un freinage et elle a dévié légèrement de sa route vers le milieu de la chaussée espérant que M. Dandurand pourrait passer par sa droite dans l'accotement. Une collision frontale entre les deux véhicules a eu lieu». Le camion a continué sa course dans la voie de circulation et l'accotement de la direction où il y a eu une collision avec un autre véhicule.»

Quelques instants avant l'accident, la victime avait décidé d'immobiliser sa camionnette sur la voie publique sans raison apparente. À environ 1300 mètres du lieu de l'accident, le quinquagénaire «s'était mis à reculer avec son véhicule dans une zone de 90 km/h, encore sans raison, et il avait percuté l'avant du véhicule qui le suivait et qui était immobilisé», explique le coroner Crich.

Le coroner ajoute que «cet événement était clairement non accidentel, mais intentionnel et il indique que M. Dandurand n'avait vraisemblablement pas l'état mental d'une personne normale à ce moment. Cependant, il n'aurait pas été connu pour des problèmes psychiatriques.»