Alister Gardner en course vers Rio 2016

Par Ugo Giguere
Alister Gardner en course vers Rio 2016
Alister Gardner est habitué aux longues distances. Cette fois

Pour le commun des mortels, courir un marathon 42,2 km représente un défi colossal. Pour Alister Gardner, c’est une distance comme une autre, mais celle-là pourrait bien lui ouvrir les portes des Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016. En attendant, le Bromontois revient tout juste de Virginie où il a remporté le Hell Gate Hundred, une course de 107 km en montagne!

Pour dire vrai, le coureur de 32 ans a même dominé la compétition en terminant avec plus de cinq minutes d’avance sur son plus proche rival. De plus, selon son entraîneur Michel Morin, il aurait pulvérisé le record de quelque 18 minutes.

 

Ce n’est pas le seul exploit réalisé cette saison par le coureur d’origine britannique. Pas plus tard qu’en octobre, Alister a pris part à son tout premier marathon à Magog. Si vous en doutiez, oui, il a remporté la course avec un temps de 2h40. «C’est un talent exceptionnel», observe M. Morin qui a vu défiler bon nombre de coureurs au cours de sa carrière.

 

D’après le plan d’entraînement qu’il prévoit pour son coureur, celui-ci pourrait facilement retrancher cinq minutes par année à son temps au cours des quatre prochaines années, en route vers les J.O. de Rio de Janeiro. Son potentiel de développement est énorme puisque l’athlète commence à peine à travailler la biométrie, la musculation et l’entraînement en intervalles.

 

D’ailleurs, si l’on s’extasie aujourd’hui devant les performances hors du commun d’Alister le trotteur, il faut savoir que la course est une passion encore toute nouvelle pour lui. Adepte de soccer et surtout de planche à neige, il n’avait encore jamais enfilé de dossard avant 2010.

 

«En 2010, ma blonde m’a dit, tu dois essayer le X-trail de Sutton. Tu pourrais faire le 10 km? J’ai dit non, je vais faire le 21 km!», raconte-t-il tout simplement. Résultat? Il a pris la 17e place au total et le 3e rang de sa catégorie! Pas mal.

 

Cette expérience a eu un effet révélateur pour l’athlète qui a retrouvé dans les sentiers de la montagne, le plaisir de la forêt et des sous-bois qu’il affectionne tant sur sa planche à neige.

 

D’ailleurs, c’est en raison de son amour des pentes de ski que le jeune anglais a traversé l’Atlantique. Après avoir fait la rencontre d’une jolie Québécoise, le couple s’est installé à Bromont, pas trop loin des pistes.

 

 

Un petit saut à la fois

On a beau croire que le coureur a des capacités génétiques particulières, on ne se lance pas dans une course de 100 km du jour au lendemain. «J’ai fait comme on fait en snowboard, compare-t-il. Sur la piste, il y a le petit saut et le gros saut. Quand tu as fait le petit saut, tu peux essayer le plus gros.»

 

Donc, après s’être attaqué au 21 km de Sutton, il est passé à une course de 35 km, puis de 58 km, puis de 80 km et 100 km. Toutefois, au-delà du corps, il y a la tête et c’est probablement le principal atout d’Alister Gardner.

 

«Quand je cours, je pense juste à finir la course. Je me dis, il te reste 90 km, il te reste 60 km… jusqu’au bout», raconte-t-il dans un excellent français teinté de l’accent british.

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