Poursuite de 337 000$ contre Ski Bromont

Poursuite de 337 000$ contre Ski Bromont
Le parc aquatique Ski Bromont fait l’objet d’une poursuite de plus de 337 000$.

De passage à Ski Bromont, en août 2009, Rosa Abreu a eu le poumon gauche transpercé par un morceau de métal qui virevoltait dans le vent lors d’un orage et a subi de nombreuses fractures. Trois ans après les événements, la Montréalaise a intenté une poursuite de 337 448$ contre le populaire parc aquatique, a appris le GranbyExpress.com.

La dame, qui était âgée de 43 ans au moment des événements, était en vacances avec d’autres membres de sa famille à Ski Bromont, le 18 août 2009. Vers 15h30, un orage a éclaté. La dame et sa fille se sont réfugiées sous une toile aménagée au-dessus de l’ère à pique-nique.

Une rafale de vent a alors arraché l’un des poteaux de rétention de l’abri de fortune et ce dernier s’est mis à virevolter. «Le morceau de métal acéré faisant saillie à l’extrémité du poteau retenant la toile, vint donner sur le poumon gauche de Rosa Abreu et le transperça», lit-on dans la poursuite de onze pages.

La vacancière a été conduite à l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins avant d’être transférée à l’Hôpital Général de Montréal. Elle fut hospitalisée durant onze jours pour traiter un pneumothorax gauche, une atteinte hémorragique expansive, trois côtes fracturées ainsi qu’une fracture à l’omoplate et à la clavicule. S’en sont suivi de nombreuses séances de physiothérapie et d’une intervention chirurgicale correctrice en octobre 2009 pour la mise en place d’une plaque et de vis.

Rosa Abreu a également manqué de nombreuses semaines de travail et est toujours affligée par des limitations, atteste la poursuite. La dame «est incapable de dormir sur le côté gauche ou sur le ventre et elle ne peut plus faire certains mouvements parce qu’elle bloque, ce qui est humiliant et nécessite la plupart du temps une visite à l’hôpital pour rétablir la mobilité dans son membre supérieur gauche», écrivent les demandeurs. Elle est maintenant dans l’incapacité de soulever de lourdes charges avec son bras gauche et a développé une douleur à l’épaule droite.

De nombreuses réclamations

Rosa Abreu réclame à Ski Bromont 6 245$ pour des déboursés, dont des frais d’expertise, de l’aide ménager additionnel et de la physiothérapie. Elle demande aussi à l’entreprise de payer le billet d’avion (1 374$) de sa mère qui est venue l’aider durant six semaines.

La dame évalue aussi sa perte salariale à 29 829$, montant qu’elle revendique au parc aquatique. Enfin, Mme Abreu réclame 200 000$ pour ses souffrances et inconvénients moraux et physiques. Son époux, pour sa part, demande une indemnisation de 50 000$ pour «son inquiétude profonde et son apport en services domestiques.» Finalement, le couple réclame une somme de 25 000$ pour chacune de leurs deux filles, toutes deux éprouvées par le handicap de leur mère.

En réponse à ces nombreuses demandes financières, Ski Bromont écrit que «les dommages réclamés sont indirects, illégaux, sinon grossièrement exagérés.»

Installation non sécuritaire?

ans la requête introductive d’instance présentée le 16 juillet 2012, Rosa Abreu croit que Ski Bromont a «enfreint son obligation de sécurité et à ses obligations de prudence en faisant défaut d’installer ou de voir à faire installer un système d’ancrage sécuritaire de ses toiles au-dessus des tables de pique-nique.»

Pour sa part, l’entreprise de la rue Champlain à Bromont atteste, dans sa défense, que «les toiles situées sur son terrain, en particulier, la toile sous laquelle s’était placée Rosa Abreu, étaient en bon état de construction et d’entretien et ne comportaient aucun vice.»

Ski Bromont avance également que «pour toute personne raisonnable, ces toiles avaient pour but de protéger les visiteurs du soleil lorsqu’ils prenaient un repas, étaient des structures temporaires et avaient une fonction de pare-soleil et n’étaient pas des structures où se réfugier lors de violentes tempêtes», écrivent les défendeurs.

Les représentants du parc aquatique suggèrent que Mme Abreu n’aurait pas dû se réfugier sous la toile. «Elle aurait dû plutôt se réfugier au chalet situé quelques mètres plus loin, ce qu’aurait fait toute personne raisonnable.»

Me François Joubert, de la firme Gasco, Goodhue, St-Germain, qui représente Ski Bromont, a refusé de commenter la poursuite puisque le dossier est toujours pendant au tribunal. Quant au procureur de Rosa Abreu, Me Serge Dubé de chez Dubé Latreille Avocats, il n’a pas retourné l’appel du GranbyExpress.com.  

 

 

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