«Je me suis levé debout et j’ai crié» – Loucas Éthier

«Mon objectif aux Jeux du Québec, c’est de battre mon meilleur pointage. J’étais en compétition avec moi-même.» Du haut de ses douze ans, le patineur artistique Loucas Éthier, de Saint-Alphonse-de-Granby, dégage déjà une maturité. En plus d’avoir remporté l’or dans sa catégorie, le jeune athlète à remporter la mention du «meilleur esprit sportif» à la 48e finale des Jeux du Québec présentée à Saguenay au début du mois de mars. 

S’il patinait bien, Loucas avait espoir de monter sur la troisième marche du podium. «Je patinais en dernier. Le gars qui patinait avant moi m’a battu toute l’année et il a obtenu un pointage de 29,33», raconte Loucas Éthier, rencontré samedi avant-midi, après un entraînement à l’aréna de Bromont.

L’objectif était de taille puisque le pointage qu’a obtenu Alexis Lay (29,33) était la plus haute marque obtenue par Loucas Éthier. Le sportif qui patine depuis l’âge de trois ans a entamé sa routine et dès sa première série de sauts, il commet une erreur. Mais la suite fut parfaite. «L’annonceur a commencé à dire mon pointage. J’ai entendu 29 et le monde s’est mis à crier. Tout ce que j’ai entendu, c’est première position. Je me suis levé debout et j’ai crié», se rappelle le jeune garçon, aux yeux pétillants.

L’athlète qui évolue dans la catégorie Juvénile Masculin, classe qui comprend des patineurs de 13 et 14 ans, a eu le dessus sur les douze autres patineurs contre lesquels il se mesurait. La performance de Loucas Éthier lui a valu une récolte de 29,63 points, soit 0,3 point de plus qu’Alexis Lay, du Sud-Ouest, qui a pris le second rang.

Sur la plus haute marche du podium, il réalisait à peine qu’il venait de remporter la plus grosse compétition de son jeune parcours sportif, lui qui vient d’accéder à la catégorie Juvénile.

Un accomplissement

«Je suis sur la glace avec Loucas depuis qu’il a trois ans. Je vois cette médaille comme un accomplissement de tout ce que je lui ai montré en patin et du cumulatif de tous nos sacrifices», témoigne Sonia Gougeon, la mère et l’entraîneur de Loucas Éthier. «On était arrivé aux Jeux avec pour objectif un podium. On savait que s’il patinait bien, c’était possible.»

Cette victoire représente aussi de la fierté pour Louis-Philippe Éthier, le père de Loucas. «C’est le résultat du travail. Il y a beaucoup d’attente et c’est tellement plus une leçon d’humilité. Même quand tu gagnes, ce n’est pas encore parfait. Tu te bats contre toi-même», dit-il.

Parallèlement à son imposante médaille d’or, le jeune Alphonsois s’est mérité la mention «meilleur esprit sportif». «Je ne pensais pas que j’allais gagner ça. Mais c’est sûr que j’ai un bon esprit sportif», dit-il.

Les olympiques?

À moyen terme, Loucas Éthier aimerait bien pouvoir faire partie d’Équipe Québec. Et les Olympiques? «Je ne le sais pas! J’aimerais ça c’est sûr! C’est possible, mais j’ai vraiment beaucoup de choses à améliorer avant», expose l’athlète. Actuellement, Loucas réalise des sauts doubles et pratique les sauts triples. Loucas patine deux heures par jour à raison de quatre sessions par semaine. À cela s’ajoute cinq heures de musculation hors glace. «L’été, il patine 15 heures par semaine», précise Sonia Gougeon.

Loucas Éthier prend modèle sur le Canadien Patrick Chan, double champion du monde et sextuple champion canadien. «Chan n’a pas juste les sauts et les spins, il a une belle qualité de patinage.»

Richelieu-Yamaska

Si elle a trôné au sommet du tableau des médailles lors du premier week-end de compétition avec une récolte de 36 podiums, la formation de Richelieu-Yamaska a clos la 48<V>e<V> finale des Jeux du Québec au septième rang du classement des médailles, avec 43 titres, dont 16 d’or.

 

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