Simon Gnocchini-Messier dénonce la «psychose collective»

Par Ugo Giguere
Simon Gnocchini-Messier dénonce la «psychose collective»

Simon Gnocchini-Messier est fier de l'agrandissement de l'école de la Chantignole

ÉDUCATION. Simon Gnocchini-Messier brigue pour une deuxième fois la présidence de Val-des-Cerfs. Si ses collègues commissaires lui avaient préféré Guy Vincent la première fois, il souhaite cette fois que les électeurs lui accordent leur confiance.

Travailleur autonome en enseignement du français langue seconde, il a fondé la compagnie Islo, enregistrée au Registre des entreprises du Québec. Cette PME offre aussi la gestion de baux résidentiels et l’évaluation de compétences.

Parallèlement, Simon Gnocchini-Messier occupe un siège de commissaire depuis 2007. Année de la dernière élection générale scolaire. Il a aussi été candidat du NPD en 2008 et plusieurs fois candidat aux élections municipales de Bromont.

GranbyExpress.com l’a rencontré devant l’école de la Chantignole à Bromont. «Là, où tout a commencé», dit-il. «Les réalisations, tout le monde se les attribuent, mais c’est toujours un groupe de personnes qui agit ensemble», ajoute le père de deux garçons.

Une réflexion en lien avec le récent agrandissement de l’école. Un dossier qui ne faisait pas l’unanimité au sein du conseil et qu’il a dû défendre auprès de ses collègues. «On fait des choses, dont les gens ne sont pas au courant et ensuite, ils disent qu’il faut abolir les commissions scolaires», poursuit le candidat à la présidence.

Simon Gnocchini-Messier qualifie le débat actuel de «psychose collective». «On peut les abolir, mais qui va nommer les gens qui vont administrer les services d’éducation? Le ministre? C’est énormément de pouvoir dans les mains d’une seule personne», estime-t-il.

Le Bromontois ne comprend pas comment un nouveau ministre peut vouloir tout chambarder en cinq mois dans une structure aussi complexe que le système d’éducation. «C’est de l’improvisation pure et simple. Tout ce que ça fait, c’est créer du stress», dénonce l’homme dans la jeune quarantaine.

Celui-ci ne digère pas la déclaration du ministre Yves Bolduc qui a fait de la campagne scolaire, une élection référendaire sur l’avenir des commissions scolaires. «C’est nous dire que tout ce qu’on a fait, ça ne sert à rien. Vous êtes du surplus», déplore-t-il.

Ses priorités pour Val-des-Cerfs

– «M’assurer que tout le monde est en mesure de développer son potentiel et que le respect règne dans l’organisation.»

– Trouver une solution au conflit entre la direction et les syndicats.

– Lutter contre le décrochage scolaire.

– Aider les élèves issus de milieux défavorisés.

– Réviser les postes budgétaires.

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