Saint-Césaire opte pour l’expropriation d’une dizaine de propriétés

Par Annabelle Baillargeon
Saint-Césaire opte pour l’expropriation d’une dizaine de propriétés
La commission scolaire des Hautes-Rivières va de l’avant avec le projet de l’agrandissement de l’école Saint-Vincent à Saint-Césaire.

ÉDUCATION. Les 175 enfants menacés d’être relocalisés dans une école d’Ange-Gardien d’ici quatre ans pourront finalement rester à l’école Saint-Vincent de Saint-Césaire.

La nouvelle a été dévoilée hier (19 novembre) au conseil des commissaires de la Commission scolaire des Hautes-Rivières (CSHR), qui se tenait à Saint-Jean-sur-Richelieu. Entre huit et douze propriétés risquent toutefois l’expropriation. Géographiquement entourée de maisons et du cimetière, l’école Saint-Vincent n’avait pas l’espace nécessaire pour procéder à un agrandissement.

3M $ pour exproprier

Comme l’explique le maire Guy Benjamin, la ville a été au cœur d’une saga assez difficile à gérer. «Ce n’est pas un projet facile pour nous d’investir trois millions dans un terrain, dans l’expropriation. On s’engage dans des procédures assez complexes. J’ose espérer qu’on va travailler ensemble pour arriver à bon port», lance-t-il en s’adressant à la présidente de la CSHR au conseil, Andrée Bouchard.

Pour le moment, la Ville travaille à cibler les maisons pour ensuite aviser les gens qui seront expropriés. «Ça ne fait juste commencer. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour eux. On va leur envoyer une lettre demain pour les informer», soutient le maire.

La Ville doit octroyer 20 000 mètres carrés pour que l’agrandissement de l’école puisse être intégré dans cet espace. La Ville a prévu trois projets différents pour s’ajuster en fonction de la situation. La municipalité espère pouvoir négocier de gré à gré avec les citoyens.

Au conseil, Andrée Bouchard a tenu à souligner aux contribuables présents les efforts qu’a fournis la Ville dans le dossier. «Je sais qu’il y a eu une manifestation en fin de semaine, que vous avez fait des démarches qui ont été prises de ce côté-là, mais je veux vous dire que vous n’avez jamais été abandonnés par votre conseil. Le conseil se trouvait pris, on avait besoin d’un terrain, d’un espace.»

Même si le conseil d’établissement est heureux du dénouement de cette histoire, il demeure sensible à la réalité des gens qui seront touchés par l’expropriation. Le conseil parlait d’organiser une activité pour les remercier, au cours des prochaines semaines.

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