Boîte de légumes et fruits frais cherche propriétaire

Boîte de légumes et fruits frais cherche propriétaire
Pascale Morrissette est responsable d'un point de service à Granby. L'accompagne sur la photo

SOCIÉTÉ. Bonne boîte bonne bouffe, programme de distribution de produits frais, est désormais offert à l’ensemble de la population. Implanté en mai à Granby et Waterloo sous forme de projet-pilote, il était réservé aux personnes à faible revenu jusqu’à l’ouverture de deux points de services.

En mai, Bonne boîte bonne bouffe (BBBB) a instauré cinq points de service en Haute-Yamaska, soit trois à Granby, un à Roxton Pond et un autre à Waterloo.

Des personnes à faible revenu ont pu bénéficier d’une boîte remplie de légumes et de fruits frais pour un montant inférieur à celui du marché, entre 30 et 40% moins cher.

Environ 500 boîtes ont été commandées depuis son implantation. Une économie de près de 3000$ pour la population de la région, assure Nicolas Gauthier, adjoint à la coordination du GASP et responsable de l’implantation de BBBB en Haute-Yamaska.  

Les boîtes sont offertes en trois formats : petite boîte rouge pour 8$, idéale pour une personne, moyenne boîte bleue pour 12 $, idéale pour deux personnes, grande boîte grise pour 18$, idéale pour une famille. Les prix sont fixes malgré la variété des aliments.

En été, les fruits et légumes proviennent de producteurs locaux, histoire d’encourager l’économie locale. L’hiver, les produits viennent d’un peu plus loin, histoire de poursuivre la diversification des produits.

Les boîtes sont désormais accessibles à l’ensemble de la population de Granby à partir de la Coopérative Autonomie chez soi et du Partage Notre-Dame.  

Projet aux multiples facettes

À la fois projet communautaire et projet d’économie sociale, Bonne boîte bonne bouffe encourage les saines habitudes alimentaires et permet l’accès à des produits abordables aux personnes qui en ont besoin.

Cela dit, avec l’ouverture des points de service au grand public, le message est clair. «La population a intérêt à investir là-dedans peu importe le salaire», lance le directeur de la Coopérative Autonomie chez soi, André Plouffe expliquant le principe d’économie sociale.  

Plus il y a d’acheteurs, plus le service est viable. Ainsi, plus de gens pourront en bénéficier, peu importe la sphère sociale.   

«L’économie sociale ne fait pas compétition à l’économie traditionnelle. C’est un mécanisme assez complexe, mais bien défini», poursuit-il.

Le maire de Granby, Pascal Bonin, présent au lancement était visiblement intéressé par ce projet. «J’ai plusieurs bouches à nourrir à la maison, la facture peut facilement monter à 300$ par semaine», dit-il précisant qu’il allait entreprendre des démarches pour en commander.

Un volet éducatif fait également partie du projet. Les utilisateurs découvrent de nouveaux produits et une recette accompagne chaque boîte distribuée.

GASP

Le Groupe actions solutions pauvreté (GASP) est derrière cette initiative.

«Le succès de ce projet tient en grande partie à la concertation qui le soutient. De nombreux organismes y sont engagés et cela témoigne du fort dynamisme sur notre territoire dans la recherche de solutions en matière de lutte à la pauvreté», précise Nicolas Gauthier.

Pascale Morrissette est responsable d’un point de chute d’un HLM à Granby. Elle constate l’apport de ce projet chez les familles dans le besoin.

Comment ça fonctionne ?

Les boîtes sont livrées aux différents points de service aux deux semaines, le vendredi. La commande des boîtes se fait du lundi au mercredi, la semaine précédant la livraison.

Le paiement peut se faire à la commande ou à la cueillette, selon le point de service.

Le GASP peut donner plus d’informations au 450-378-0990.

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