Les stations de ski: moteur économique de Brome-Missisquoi

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Par Claude Hebert
Les stations de ski: moteur économique de Brome-Missisquoi
Sutton a eu droit à 414 centimètres de neige naturelle l’an dernier alors que Bromont en a reçu 274. (Photo : Granby Express – Nicolas Racine)

ÉCONOMIE. Avec l’équivalent de 1 300 emplois à temps complet et une masse salariale de plusieurs dizaines de millions de dollars, les stations de ski de Bromont et de Sutton jouent un rôle de premier plan dans l’économie de Brome-Missisquoi. C’est sans compter les autres retombées en termes d’investissements, de dépenses d’exploitation et de taxes municipales.

L’étude réalisée par le professeur Michel Archambault démontre que le centre de ski est le point d’attraction majeur des deux municipalités. L’entreprise, explique-t-il, contribue à la notoriété et à l’image de marque de ces municipalités, contribue à la qualité de vie des résidants et à l’attractivité de la région pour les entreprises.

«C’est toute la communauté qui bénéficie de la présence des centres de ski tant par les emplois offerts (…) que par la variété des activités. L’achat de résidences secondaires ou permanentes est souvent relié à la renommée de la montagne et à son insertion dans la communauté», souligne M. Archambault.

L’auteur de l’étude établit un lien direct entre la présence d’une station de ski, l’augmentation de la population et la hausse de la richesse foncière uniformisée, tant pour la municipalité hôte que pour les localités voisines.

Bromont a connu une croissance significative de sa population (+63 %) et de la valeur de sa richesse foncière (+158 %) entre 2006 et 2016. Les villégiateurs ont pratiquement triplé durant la même période.

Sa voisine, Shefford, profite également de la force d’attraction de la montagne.

La visite des skieurs constitue également une mine d’or pour les entreprises d’hébergement et de restauration, tout comme pour les promoteurs immobiliers et les administrations municipales qui perçoivent des taxes.

Une autre étude sur l’industrie du ski alpin, réalisée par le professeur Archambault, nous apprend par ailleurs que chaque dollar dépensé pour l’achat d’un billet de ski engendre de 4 $ à 7 $ dans les autres activités de consommation (hébergement, restauration, boutique, divertissement, alimentation, transport). Les retombées indirectes varient selon la provenance et la durée du séjour des skieurs.

«La présence des centres de ski permet d’accroître la fréquentation dans les hébergements et les divers commerces de la région, durant une saison qui pourrait les contraindre, dans certains cas à fermer leurs portes (…) Ces terrains de jeu d’hiver favorisent ainsi le maintien d’une activité économique substantielle durant la saison froide», note M. Archambault.

 

IMPACTS DU SKI À BROMONT

. Dépenses station et visiteurs de 106 M$

. 879 emplois directs et 448 indirects

. Masse salariale de près de 47 M$

. Recettes fiscales de 10,5 M$ au Québec

. Recettes fiscales de 4,6 M$ au fédéral

Source: «Retombées économiques des stations de ski de Bromont et Sutton», novembre 2017, Michel Archambault.

 

IMPACTS DU SKI À SUTTON

. Dépenses station et visiteurs de 52 M$

. 416 emplois directs et 215 indirects

. Masse salariale de près de 21 M$

. Recettes fiscales de 5,3 M$ au Québec

. Recettes fiscales de 2,3 M$ au fédéral

Source: «Retombées économiques des stations de ski de Bromont et Sutton», novembre 2017, Michel Archambault.

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