Une modernisation de 30,1 millions $ pour Artopex

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Par Roxanne Langlois
Une modernisation de 30,1 millions $ pour Artopex
De gauche à droite: le directeur Expérience client, Francis Pelletier, le président-directeur général Daniel Pelletier, la vice-première ministre et ministre de l'Économie, de la Science et de l'innovation Dominique Anglade, le député fédéral de Shefford Pierre Breton, le directeur Murs architecturaux Martin Pelletier et le maire de Granby Pascal Bonin. (Photo : (Photo: GranbyExpress-Roxanne Langlois))

MODERNISATION. Le manufacturier granbyen Artopex déploiera, d’ici la fin de 2020, un projet d’automatisation et de robotisation de son équipement estimé à 30,1 millions $. Pour y parvenir, l’entreprise met la main sur une aide financière de 10 millions $ des deux paliers de gouvernement.

Cette somme contribuera à ce que le fabricant d’ameublements de bureaux puisse atteindre plus rapidement l’ère 4.0, soit l’intégration de tous les procédés de l’entreprise. En plus de son usine de la rue Vadnais, les installations de Logiflex de Sherbrooke, acquises en 2015 par le groupe, sont également visées par les modernisations. Au total, 150 emplois devraient être créés d’ici 2020. Le virage numérique que prend la compagnie granbyenne lui permettra d’accroître sa productivité. Sa direction a d’ailleurs pris la décision, en 2014, de doubler son volume de production d’ici à 2020.

La ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et vice-première ministre, Dominique Anglade, s’est déplacée à la maison-mère jeudi  en matinée pour l’annonce. Cette dernière a souligné qu’automatisation ne rime pas forcément avec pertes d’emplois. «Il faut investir pour assurer des emplois de qualité et il ne faut pas avoir peur de mettre des robots et de faire entrer de nouvelles technologies, parce qu’elles permettent à l’entreprise d’acquérir de nouvelles parts de marché», a commenté l’élue en marge de la conférence de presse.

L’initiative est déjà concrètement entamée, précise le président-directeur général, Daniel Pelletier: «Je vous dirais qu’on a environ 20% à 25% du projet de réalisé dans le moment. La fin du projet ira plus à la fin 2019, début 2020. Le bout qui a été fait en est un important». En guise de première phase, une nouvelle scie robotisée dédiée à la coupe de feuilles de mélamine, un outil ni plus ni moins au cœur de la modernisation, est déjà en place.

Précisons que Québec injecte huit millions $ via le programme ESSOR, un investissement qui se détaille en un prêt de sept millions $ et un soutien financier non remboursable d’un million $. Développement économique Canada (DEC) pour les régions du Québec met quant à lui la main à la pâte  en offrant contribution remboursable de deux millions $ via le Programme de développement économique du Québec. C’est le député fédéral dans Shefford, Pierre Breton, qui a procédé à l’annonce de cet octroi au nom du ministre responsable de DEC Canada, Navdeep Bains.

Un siège social amélioré

Le projet  mis de l’avant par le manufacturier vise également la transformation du siège social de l’entreprise familiale; les postes de travail, les aires collaboratives ainsi que la cafétéria seront améliorés. «On avait besoin de plus d’espace vu la progression de l’entreprise. On passera de 17 000 pieds à 24 000 pieds carrés de plancher pour nos bureaux», explique M. Pelletier, qui explique que les barrières sont en quelque sorte tombées entre l’usine et les bureaux. Artopex prévoit que les espaces soient achevés pour la fin du mois d’août.

«Dans tout le projet qu’on a fait, autant à l’usine que dans les bureaux, il y a une décision qui a été extrêmement facile à prendre : le choix du mobilier de bureau […] parce qu’on a choisi le meilleur manufacturier au Canada», a lancé le président-directeur général, une phrase qui a déclenché les rires de la foule rassemblée dans les locaux de l’usine pour la cérémonie protocolaire.

Artopex, qui  se spécialise dans la conception, la fabrication et la commercialisation de produits d’ameublement de bureau, compte des salles de montre à Québec, Montréal, Toronto et Calgary. Actuellement, 40 % des produits usinés sont exportés aux États-Unis, la balance l’étant en sol canadien. La compagnie peut également compter sur un réseau de 1000 points de vente en Amérique du Nord, chiffre que la direction souhaite d’ailleurs augmenter.

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