Impact de rue Haute-Yamaska voit le jour

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Par Eric Patenaude
Impact de rue Haute-Yamaska voit le jour
Impact de rue Haute-Yamaska prend son envol. Des intervenants du milieu communautaire ont participé à la création du nouvel organisme. À l’avant, Mathieu Charland-Faucher, intervenant communautaire au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Martin Couture de la maison des jeunes l’Exit de Waterloo et Nicolas Luppens, du Groupe Actions Solutions Pauvreté. À l’arrière, Marie-Ève Houle, la maison La Barak, Julie Rivet du Partage Notre-Dame et Elsa Carlier, consultante pour le projet Impact de rue Haute-Yamaska (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

COMMUNAUTAIRE. Fini la gestion tripartite du travail des travailleuses de rue dans la région. Une nouvelle entité, «Impact de rue Haute-Yamaska», prend désormais le relais afin de réunir l’ensemble des forces.

Officiellement enregistré depuis août dernier, le nouvel organisme communautaire a dû attendre quelques mois de plus pour faire ses premiers pas dans la communauté. Ce grand jour est finalement arrivé, hier soir, avec l’élection d’un premier conseil d’administration et la ratification des règlements généraux. Une manne d’intervenants du milieu communautaire, municipal et du secteur de la santé a assisté au lancement de la nouvelle entité.

La Haute-Yamaska bénéficie de l’expertise de travailleurs de rue depuis 25 ans. En 1993, Granby se lance un premier projet-pilote de deux ans. Par la suite, trois partenaires, les maisons des jeunes La Barak (en 2001 à Granby) et l’Exit (en 1996 à Waterloo) ainsi que le Partage Notre-Dame (en 2012 à Granby), joignent le mouvement et administrent chacun de leur côté les activités du travail de rue. Un modèle opérationnel à trois directions qui avait fait son temps.

«Ça fait des années que nos organismes (la Barak et l’Exit,) ont une double mission. Notre mission première, c’est d’être un lieu de rassemblement et elle (mission) est sous-financée et le travail de rue l’est aussi alors on essaie de porter à bout de bras deux missions complémentaires. Le nouvel organisme, ça veut dire une coordination complètement dédiée au travail de rue», explique la directrice de la Barak, Marie-Ève Houle.

Avec Impact de rue Haute-Yamaska, la région pourra notamment tirer avantage d’aide financière gouvernementale consacrée spécifiquement au travail de rue, soutient Mme Houle.

«Moi, à la maison des jeunes, je ne peux pas avoir droit à des subventions pour les aînés par exemple. Mais le travail de rue, ça aide aussi les aînés (…). On se rassemble pour avoir accès à de meilleures subventions.»

Mis sur pied en 2015, le comité «Coalition Impact de rue» s’est penché sur la création d’une seule et vraie corporation communautaire indépendante qui coordonnerait le travail de rue. Trois ans plus tard, le souhait devient réalité. Les cinq travailleuses de rue, qui besognent à Granby et Waterloo, vont relever d’une seule direction.

«On aimerait ça en Haute-Yamaska avoir huit ressources (NDLR: pour desservir toute la MRC). Mais ça, c’est à moyen terme. On en a déjà cinq…c’est déjà bon. Ce qu’on aurait besoin, c’est d’un soutien pour la coordination», mentionne Mme Houle.

Présente à l’assemblée de fondation, la directrice de la santé publique au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, la Dre Mélissa Généreux, a salué l’initiative lancée par le milieu du travail de rue en Haute-Yamaska. «En santé publique, on parle beaucoup d’argent. Mais je pense qu’on peut aller loin que ça.»

La Ville de Granby, la Table jeunesse Haute-Yamaska et le ministère de la Sécurité via le programme du partage des produits de la criminalité contribuent financièrement aux activités du travail de rue. «Il est essentiel d’obtenir un financement adéquat et stable. On a pu voir des améliorations dans ce sens  dans la dernière année, mais il reste encore fort à faire», indique Nicolas Luppens, du Groupe Actions Solutions Pauvreté.

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