Granby est zoo: une application et trois nouvelles sculptures ludiques

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Par Roxanne Langlois
Granby est zoo: une application et trois nouvelles sculptures ludiques
Des enfants de la classe de maternelle de l'école du Phénix ne se sont pas faits prier pour grimper sur le dos du chameau turquoise tout juste débarqué au parc Miner, jeudi matin. (Photo : (Photo: GranbyExpress-Roxanne Langlois))

TOURISME. Granby amène son côté ludique à un second niveau avec la version 2.0 de Granby est zoo; en plus d’admirer trois nouveaux personnages colorés dispersés aux quatre coins du centre-ville, les citoyens et touristes peuvent désormais partir sur les traces d’un zoo virtuel grâce à une toute nouvelle application de réalité augmentée.

Pour ce faire, il suffit de se procurer gratuitement cette technologie gratuite, baptisée Granby est zoo, sur Google Play et Apple Store. De là, ne reste plus qu’à se déplacer aux dix points interactifs, des lieux publics bien connus de la population  (l’hôtel de Ville, la place Johnson, l’église Notre-Dame et le parc Miner, pour ne nommer que ceux-là). Identifiés concrètement par une affichette, ils se retrouvent aussi sur un plan fourni par l’application et forment un parcours d’environ deux kilomètres que les jeunes et moins jeunes pourront découvrir.

À chacun de ces droits précis, ceux et celles se prêtant au jeu verront un animal grandeur nature s’animer sur l’écran de leur téléphone intelligent, notamment un zèbre, un rhinocéros, un lion, un hippopotame et un dromadaire.

Des affiches comme celle-ci sont installées à dix endroits de Granby, où pourront être aperçu des animaux virtuels via l’application Granby est zoo

L’application contient d’ailleurs un volet éducatif; grâce à l’implication du Zoo, un aventurier nommé Harold accompagne les utilisateurs de l’application en promulguant une tonne de faits historiques et  amusants sur les différentes espèces rencontrées sur la route.

Un concept unique de promotion

Destiné à faire la promotion de Granby et visant à ce que se poursuive à l’extérieur de son enceinte, en plein centre-ville, l’expérience du parc animalier, le nouvel attrait se veut tout à fait innovateur. «C’est un concept qui est unique. C’est une première au Québec, c’est une première au Canada et peut-être même une première mondiale. Jusqu’à ce matin, dans nos recherches, on a rien trouvé de tel», a fait valoir la directrice du développement touristique pour Commerce et tourisme Granby et région (CTGR), Hélène Plante, lors du lancement, jeudi.

L’application, qui permet de joindre des éléments fictifs et numériques à un environnement naturel, a été conceptualisée par la firme Artbox puis concrétisée par Simfusion.

«Les touristes et les citoyens peuvent évidemment se prendre en photo avec les animaux qui apparaissent», note Katherine Lachance Lavergne, présidente-directrice générale et co-fondatrice d’Artbox. Qu’il s’agisse d’un cliché régulier ou d’un égoportrait, les participants sont invités à enregistrer leur photographie sur leur appareil cellulaire puis à la partager sur les réseaux sociaux en utilisant le mot-clic #granbyestzoo.

Le maire de Granby, Pascal Bonin, photographié devant l’éléphant rose que l’on peut apercevoir au coin de Denison Est et de la rue de la Gare.

Un éléphant, un chameau et un suricate

Trois œuvres ludiques permanentes  réalisées par deux artistes locaux, Jean-Yves Rhéaume et Marco de Muri, ont aussi fait leur apparition sur le territoire de la Ville dans la nuit de mercredi à jeudi. Un immense éléphant de 3,2 mètres, peint rose suite à une consultation menée auprès des citoyens, a trouvé sa place à la place de la Gare sur Denison Est. Un chameau turquoise, où pourront grimper les tout-petits, profite désormais des espaces verts du Parc Miner. Enfin, un suricate jaune, installé devant les bureaux du quotidien La Voix de l’Est, rue Dufferin, guette les activités du parc Victoria.

«Est-ce qu’il est possible, dans une ville, de faire sourire les gens? Est-ce qu’il est possible d’amuser les gens, de les faire jouer? Moi je pense que oui ; on est en train de réussir. Il faut oser faire les affaires différemment», fait valoir le maire. Pascal Bonin voit d’ailleurs en l’initiative «un succès collectif» qui fait montre de l’audace de Granby.

Lors du lancement, jeudi, la page Facebook du premier magistrat débordait déjà aussi bien de compliments que de commentaires cinglants, signe que la nouvelle image de marque de la ville, qui avait fait jaser l’an dernier, suscite toujours de nombreuses réactions.

Voici le suricate jaune érigé devant les locaux de la Voix de l’Est, face au parc Victoria.

La campagne Granby est zoo n’est pas entièrement terminée. «Il y aura quelque chose en juillet, mais ce ne sera pas du même type exactement», a admis, sans ajouter plus de détails, la présidente de Commerce tourisme Granby et région (CTGR) et conseillère municipale, Julie Bourdon.

Précisons que ces trois nouvelles sculptures colorées s’ajoutent aux trois autres créations permanentes déployées en 2017: le gorille bleu muni d’un microphone devant le Palace, la girafe rouge de la place Johnson ainsi que l’hippopotame vert en bordure de la piste cyclable l’Estriade. Les tentacules qui coiffaient le toit de la bibliothèque Paul.-O. Trépanier l’été dernier, qui avaient été loués en Angleterre, ne seront toutefois pas réinstallés.

Le conseil municipal de Granby a entériné, en mars dernier, un budget de 155 000 $ pour la mouture 2018 de l’opération Granby est zoo.

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