Démocratie: une meilleure participation visée par le Parti vert du Québec

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Par Roxanne Langlois
Démocratie: une meilleure participation visée par le Parti vert du Québec
Daphné Poulin et son chef Alex Tyrrell ont rencontré les journalistes devant le Cégep de Granby au jour 20 de la campagne électorale provinciale. (Photo : (Photo: GranbyExpress-Roxanne Langlois))

POLITIQUE PROVINCIALE. Le chef du Parti vert du Québec (PVQ), Alex Tyrrell, était de passage à Granby, mardi matin. Aux côtés de la candidate locale Daphné Poulin, celui-ci a fait valoir différentes propositions mises de l’avant par sa formation politique afin de favoriser une meilleure participation démocratique, notamment chez les jeunes.

Le leader politique, d’abord élu en 2013 à l’âge de 25 ans seulement, dit croire fermement au potentiel de la jeunesse. Il était d’ailleurs visiblement très heureux de prendre la parole aux côtés d’une aspirante députée de 21 ans.

Parmi les idées évoquées, les verts proposent, entre autres, de faire passer de 18 à 16 ans le droit de vote en province. Si M. Tyrrell admet que cette question est susceptible de causer la controverse au sein d’une part de la population, ce dernier estime le tout fort pertinent.

«Il y a beaucoup de jeunes qui s’intéressent à l’avenir du Québec et au système démocratique», maintient-il, ajoutant que des débats pourraient avoir lieu dans les écoles secondaires afin d’éclairer les adolescents. Des simulations d’élections dans les écoles font aussi partie de la plate-forme du PVQ; les candidats pourraient d’ailleurs s’y déplacer.

«Ça va permettre aux jeunes de poser leurs questions», explique Mme Poulin. «[Il faut], tranquillement, construire un intérêt, une réflexion, qui va les pousser à aller au fond de leurs questions en politique», ajoute l’étudiante en philosophie de l’Université de Sherbrooke.

Un projet-pilote, rendant possible le vote en ligne dès les prochaines élections est aussi mis de l’avant par la troupe d’Alex Tyrrell. Le tout se ferait pendant le scrutin par anticipation. «On pourrait aller chercher  ma génération, qui souvent ne prend pas le temps d’aller voter, de se déplacer, et qui est beaucoup plus habituée de tout faire par voie électronique», explique la jeune politicienne et activiste.

«On ne veut pas que l’ensemble des élections soient sur Internet. Il y a quand même un besoin pour quelques bulletins papier», nuance le leader, conscient que ce nouveau procédé se devra toutefois d’être «béton». Mme Poulin souligne quant à elle qu’en cas de ratée, les personnes auraient toujours la possibilité de se rendre physiquement aux urnes le jour même de l’élection.

Les idées pleuvent

Le PVQ propose également que soit distribué, par la poste, un bref résumé de la plate-forme de tous les partis prenant localement part à la course électorale, une mesure qui permettrait aux citoyens de recevoir davantage d’information. C’est le directeur général des élections du Québec (DGEQ) qui se chargerait de l’envoi. «Il faut aller au-delà des pancartes», martèle M. Tyrrell. Questionné à cet effet, celui-ci a expliqué ne pas voir de contradiction entre cette initiative et l’identité fortement écologiste du parti.

«Je pense que le papier qui serait utilisé pour envoyer le programme aurait un coût écologique beaucoup moins élevé que les pancartes en plastique», plaide-t-il, précisant que le PVQ veut limiter à 5000 $ les dépenses en affichage par candidat. Le chef défend que le tout pourrait aussi, éventuellement, se faire «sans papier».

Une réforme des commissions scolaires est également dans les cartons du PVQ, qui désire que la gestion des immeubles et le pouvoir de taxation soient cédés aux administrations municipales. La participation aux élections scolaires étant très basse en province, M. Tyrrell souhaite implanter une «véritable démocratie scolaire». En ce sens, le droit de vote serait limité à ceux et celles œuvrant dans les écoles, aux parents d’enfants d’âge scolaire et aux élèves de secondaire quatre et cinq.

Enfin, le PVQ propose que de nouvelles élections provinciales ou des référendums puissent être déclenchés directement par les citoyens s’ils obtiennent, en ce sens, un certain nombre de signatures de leurs semblables. De la même façon, un projet de loi pourrait être déposé par la population à l’Assemblée nationale.

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