Bromont dit non au projet de 20 M$ d’Espace Spectopolis

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Par Claude Hebert
Bromont dit non au projet de 20 M$ d’Espace Spectopolis
Espace Spectopolis prévoyait aménager une scène extérieure, des écrans géants et des espaces de restauration sur les terrains du marché aux puces de Bromont, en plus d’y relocaliser le siège social de l’entreprise. (Photo : Gracieuseté)

DIVERTISSEMENT. Le projet d’aménagement d’un site événementiel sur les terrains du marché aux puces de Bromont ne verra finalement pas le jour en raison d’un refus du conseil municipal.

«Nous avons fait parvenir une lettre aux promoteurs, le 13 décembre dernier, pour les informer de notre décision», indique le maire Louis Villeneuve.

Ce dernier laisse entendre que les élus municipaux ont pris cette décision dans l’intérêt de l’ensemble de la population.

«Malgré ses qualités et les retombées économiques qu’il était susceptible de générer, le projet d’Espace Spectopolis s’insérait mal – à notre point de vue – dans le cadre de vie exceptionnel de Bromont», explique M. Villeneuve.

Le maire rappelle que plusieurs citoyens s’étaient dits préoccupés par le bruit et le trafic pouvant être générés par un site de spectacles en plein air de grande envergure (un million de pieds carrés) pouvant accueillir jusqu’à 10 000 personnes.

«Les promoteurs pensaient présenter 125 événements par an (NDLR: 125 spectacles dans dix festivals d’une durée de deux à trois jours chacun). Ça fait beaucoup de monde», prend-il soin d’ajouter.

Le projet soumis au conseil de Bromont laissait entrevoir des investissements de 20 M$, des retombées annuelles de 4 M$, la création de 25 emplois à temps plein et l’embauche d’une centaine d’employés temporaires par événement.

Réactions des promoteurs

Le promoteur Jean-François Arsenault ne cache pas sa surprise ni sa déception.

«Nous avons rencontré le conseil à plusieurs reprises au cours des derniers mois et ses membres semblaient accueillir le projet avec enthousiasme», indique-t-il.

Selon ce dernier, des études de bruit et de circulation, réalisées respectivement par Cima + et Soft DB, démontraient que les inquiétudes exprimées par certains citoyens n’étaient pas fondées et que le projet n’aurait pas d’impact négatif significatif  sur la population résidente.

«Nous avions notamment prévu l’aménagement de quatre voies d’entrées de 260 pi chacune pouvant absorber une file d’attente d’un kilomètre. Nous entendions également aménager un talus tout autour du site pour couper le bruit et garder le son à l’intérieur de l’enceinte. Le bruit perceptible à l’extérieur du site – de l’ordre de 58 à 65 décibels – aurait été similaire à celui de l’autoroute 10», explique-t-il.

M. Arsenault admet que Bromont était le choix numéro un des promoteurs, mais estime que le projet devrait pouvoir se réaliser dans une autre localité: en Estrie, en Montérégie ou ailleurs.

Le porte-parole d’Espace Spectopolis reconnaît que la décision des élus de Bromont a fait perdre du temps et de l’argent (plusieurs dizaines de milliers de dollars en études) aux promoteurs.

«Comme 2019 est déjà en cours, l’ouverture de notre site de spectacles devra vraisemblablement attendre à l’année prochaine», explique le porte-parole de l’entreprise Espace Spectopolis.

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