Le Drop Shop: ode à la mode… et au seconde main

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Par Roxanne Langlois
Le Drop Shop: ode à la mode… et au seconde main
Les deux jeunes propriétaires du commerce, Marc-Antoine Brodeur et Phillipe Vincent, dégotent eux-mêmes les vêtements vendus à moindre prix dans les locaux du Drop Shop. (Photo : GranbyExpress-Roxanne Langlois))

AFFAIRES. Voilà quelques mois que deux jeunes passionnés dans la vingtaine s’évertuent à rendre la mode abordable aux Granbyens et Granbyennes. C’est via Le Drop Shop, rue Cowie, que les entrepreneurs souhaitent redonner au seconde main ses lettres de noblesse.

En franchissant la porte, le client aura littéralement l’impression de magasiner dans le salon des deux cofondateurs de l’endroit, Phillipe Vincent (27 ans) et Marc-Antoine Brodeur (23 ans).

Possédant tous deux de l’expérience dans la vente au détail, ils ont développé une véritable passion pour la mode masculine. C’est au retour d’un long voyage dans l’Ouest canadien, l’été dernier, que les deux amis, respectivement de Shefford et de Granby, décident de mettre leur projet à exécution. Alors que M. Vincent avait déjà l’idée de lancer une friperie, une partie d’un immense local idéal à sa concrétisation se libère: l’entreprise prend finalement son envol, propulsé par le bouche-à-oreille, à la fin août.

«Au début, on envoyait de nos amis au Cégep pour aller donner des cartes d’affaires aux gens, parce que notre clientèle cible, ce sont vraiment les jeunes du secondaire, du Cégep et de l’université», explique le Sheffordois.

Depuis, les clients, principalement âgés entre 14 et 35 ans, affluent en grand nombre pour y acquérir à moindre prix des vêtements usagés de marque. «Ça fonctionne très bien. C’est assez surprenant», se réjouit Phillipe. Le tandem se dit d’ailleurs heureux de rendre accessibles différents produits généralement dispendieux à ceux et celles dont le budget peut s’avérer plus restreint, par exemple des étudiants. «Tout le monde aime ça, être bien habillé et bien paraître, surtout les jeunes», note son compatriote.

«Avec dix ou 15 dollars, on peut trouver quelque chose de super intéressant», ajoute-t-il. Les articles sont, pour la grande majorité, vendus entre dix et 40 dollars, à l’exception d’items haut de gamme ou de collection. Les personnes intéressées peuvent aussi, du même souffle, y laisser en consignation des vêtements qu’elles ne portent plus.

Si le commerce souhaite offrir la chance à la gent masculine de trouver de quoi s’habiller tendance, les amatrices de mode pourront aussi y dénicher des morceaux. «On a du linge pour bébé, aussi. On essaie de toucher le plus de monde possible. […] Il faut dire que la mode, présentement, est beaucoup aux vêtements unisexes et amples», lance M. Vincent. Casquettes, chandails, pantalons, chemises, manteaux et souliers de marque s’entassent notamment sur les rayons.

Mettre à mal les tabous… et la surconsommation

Tout ou presque, sur place, est usagé ou fait main: il n’y a là rien d’étonnant, puisque que les deux copropriétaires veulent prêcher par l’exemple. Ils souhaitent contribuer à briser le cycle de la surconsommation, éviter le gaspillage et proposer une façon écoresponsable de se vêtir avec goût. Contrer les mythes fait également partie de leur mission.

«Le mot friperie est un peu tabou. Le monde va l’associer à la pauvreté, aux sous-sols d’église, à du vieux linge. Nous, on veut vraiment briser ce stéréotype-là», précise Phillipe Vincent.

C’est d’ailleurs en commençant à faire la tournée pour eux-mêmes que le déclic s’est opéré: les jeunes hommes y ont littéralement pris goût. «Je me suis rendu compte que je trouvais des trucs que je paierais, d’habitude, le triple du prix», mentionne M. Brodeur, qui parvient à mettre la main sur de véritables trésors. «Tu as un rush d’adrénaline quand tu magasines dans des endroits comme ça, parce que tu ne sais jamais sur quoi tu vas tomber», ajoute son confrère en riant.

Désormais, les entrepreneurs font la tournée des différents comptoirs et plateformes de vente pour les besoins de leur friperie. Estimant contribuer à faire épargner temps et argent à leurs clients, ceux-ci espèrent que leur projet remportera un franc succès et qu’il parviendra à convaincre une clientèle régulière. Le duo rêve même, à plus long terme, d’une deuxième succursale.

Les locaux du Drop Shop sont situés au 166 (suite 201), rue Cowie. Pour plus d’information sur l’entreprise et voir les looks proposés par les propriétaires, consultez la page Instagram ledropshop ou la page Facebook Le Drop Shop.

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