Granby: des chats robotisés sèment le bonheur

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Par Roxanne Langlois
Granby: des chats robotisés sèment le bonheur
S'ils changent de nom et d'utilité d'un patient à l'autre, les deux robots sèment les rires et le réconfort partout où ils passent. (Photo : GranbyExpress-Roxanne Langlois)

BIEN-ÊTRE. Depuis quelques mois, deux chats font le bonheur des résidents du Centre Leclerc, à l’hôpital de Granby. Si les deux bêtes sont en réalité des robots, elles n’en apportent pas moins une dose extraordinaire de réconfort.

Rodolphe Gendron demeure depuis environ trois ans au centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) ; il est l’une des nombreuses personnes profitant de la présence des deux «machines à joie» utilisées par le service des loisirs du quatrième étage.

«Ils (les chats) ne se chicanent pas du tout. Ils sont fins. On leur a coupé les griffes récemment, on avait peur pour les meubles», lance le septuagénaire en riant. «Je les aime. Ils sont doux», poursuit l’homme. S’il est très conscient qu’il ne s’agit pas de réels animaux, le chat roux, qu’il se plaît à surnommer Caramel, lui rappelle Sarah, une chatte d’Espagne dont il a déjà été propriétaire.

Des histoires comme celle de M. Gendron, on ne les compte plus au CHSLD. Les personnes œuvrant auprès des résidents s’entendent sur un point: les deux animaux de compagnie, qui miaulent, ronronnent, réagissent aux caresses et se tournent sur le dos,  sont bien plus que de simples peluches. Ils sont devenus d’utiles outils d’intervention accessibles en tout temps.

Rodolphe Gendron, ici photographié avec sa conjointe Linda Choquette, est l’un des résidents profitant de ces deux chats robotisés désormais à leur disposition.

En plus de faciliter le contact avec certains patients avec lesquels il serait naturellement plus difficile d’interagir, les deux minous contribuent également à leur ramener certains souvenirs. «Il y a une dame qui s’est mise à me parler du petit chat qu’elle avait quand elle était jeune», explique Anny Leduc, technicienne en loisir. Celle-ci précise d’ailleurs que la magie opère ainsi chaque semaine.

«Ça stimule le côté affectif des résidents en plus d’aller chercher leur imaginaire. […]Ça nous permet, aussi, d’avoir accès à une mine d’information pour faciliter notre travail avec certains d’entre eux», ajoute Myriam Graveline, chef de service du Centre Leclerc.

C’est sans parler du fait que les petites bêtes, conçues par la compagnie de jouets Hasbro, contribuent également à désamorcer certaines situations  plus problématiques. «Quand voit que quelqu’un ne va pas bien et que je ne peux pas appeler une zoothérapeute, j’amène le chat. La personne le flatte, se calme et on discute, si possible», note Mme Leduc.

Cette dernière ajoute que les deux robots suscitent naturellement le rire et la joie sur l’entièreté de l’étage lorsqu’ils sont de sortie. «Ça fonctionne aussi avec ceux qui, des fois, sont réactifs au fait d’arriver en hébergement. Ils savent très bien que ce n’est pas un vrai, mais ça permet de détendre l’atmosphère», ajoute la technicienne en loisirs, qui ajoute que d’autres peluches robotisées pourraient éventuellement être acquises.

À l’heure actuelle, 69 résidents demeurent à l’étage; ils seront toutefois appelés à déménager avec la construction prochaine d’un tout nouveau CHSLD de 176 places à Granby.

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