École alternative: Val-des-Cerfs y va d’une nouvelle proposition

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Par Claude Hebert
École alternative: Val-des-Cerfs y va d’une nouvelle proposition
Un groupe de parents réclame, depuis décembre 2016, la mise en place d'une école alternative publique à Granby. (Photo : Gracieuseté – Mélissa Bernard Photographe)

ÉDUCATION. Deux ans après le dépôt d’une première demande officielle pour l’implantation d’une école alternative publique à Granby, la Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) vient préciser sa position et soumettre aux parents fondateurs une proposition à plusieurs volets.

Dans le préambule de la résolution adoptée le 22 janvier lors d’une séance ordinaire du conseil des commissaires, la CSVDC signale l’absence de locaux vacants dans les établissements primaires de Granby pour la réalisation d’un tel projet et précise que les espaces susceptibles de se libérer dans les écoles de son territoire au cours des prochaines années se situent en dehors de Granby.

Val-des-Cerfs s’engage à analyser les possibilités – en termes de ressources humaines, matérielles et financières – d’implanter l’école publique alternative dans les locaux vacants de l’école primaire Saint-Bernardin de Waterloo. La Commission scolaire se dit également prête à considérer le projet dans la prochaine révision des secteurs scolaires de Waterloo, prévue pour l’année scolaire 2021-2022, en lien avec l’ouverture du Lab-École de Shefford.

Aucune obligation dit la CSVDC

Selon la CSVDC, le projet doit refléter la volonté du milieu (parents, enseignants, membres du personnel) et recevoir l’assentiment du conseil d’établissement d’une école existante pour espérer voir le jour. À l’heure actuelle, aucun conseil d’établissement n’a soumis de demande formelle pour accueillir l’école alternative et s’investir dans un tel projet.

«Val-des-Cerfs n’a aucune obligation envers le comité fondateur. C’est aux parents concernés de trouver des locaux, d’aller rencontrer les membres du conseil d’établissement de l’école ciblée et de voir avec eux ce qui peut être fait. La Commission scolaire ne peut pas obliger une école à les recevoir», résume le président de la CSVDC, Paul Sarrazin.

Dans sa résolution du 22 janvier, le conseil des commissaires demande par ailleurs aux parents fondateurs de clarifier les bases du projet (type de pédagogie, projet éducatif, clientèle visée, critères d’inscription, budget d’opération, etc.) et de répertorier de façon précise les enfants (nom, âge, niveau de scolarité, code postal) dont les parents souhaitent la fréquentation de l’école alternative.

Position des parents fondateurs

En entrevue après la séance du conseil, une nouvelle porte-parole du groupe de parents fondateurs, Chantal Leclair, laisse entendre que les instigateurs du projet sont prêts à faire des concessions, mais rappelle que ces derniers ne sont pas très chauds à l’idée d’implanter l’école alternative à Waterloo.

«On souhaite implanter l’école alternative à Granby parce que plusieurs des parents intéressés par ce type de pédagogie habitent cette localité», explique Mme Leclair.

Cette dernière se demande par ailleurs si les élèves fréquentant une école alternative à l’extérieur de Granby ne pourraient pas être «rapatriés» dans quelques années si des locaux se libéraient dans une école de Granby.

Mme Leclair indique qu’il n’est pas possible d’imposer un programme alternatif dans une école de quartier. Elle se demande toutefois si la CSVDC ne pourrait pas à la limite utiliser les locaux d’un autre édifice ou d’un centre commercial pour les besoins de l’école alternative.

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