AFPAC: née pour donner une deuxième chance à des équipements environnementaux

Photo de Eric Patenaude
Par Eric Patenaude
AFPAC: née pour donner une deuxième chance à des équipements environnementaux
Alexandre Favreau, président d'AFPAC, se dit surpris de la forte croissance de son entreprise qui répare et revalorise des équipements de gestion de matières résiduelles et recyclables. Seulement dans la dernière année, le chiffre d'affaires de la PME a grimpé de 60 %. (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

ÉCONOMIE. Toute jeune dans le monde des affaires, l’entreprise AFPAC roule à fond de train.  Spécialisée dans la remise à neuf d’équipements environnementaux depuis à peine six ans, la PME d’Alexandre Favreau vient tout juste d’ouvrir un deuxième site de production à Granby. Et c’est loin d’être terminé.

Les Avril, Polyform, Hershey, Prinoth, Cascades et Kruger, pour ne nommer que ceux-ci, font appel à l’expertise d’Alexandre Favreau et au contingent d’employés d’AFPAC.  Autant d’importants clients qui font en sorte que la jeune entreprise du boulevard Industriel, qui restaure des appareils dédiés à la gestion des matières résiduelles et recyclables, traverse une période florissante. Elle vient d’ailleurs d’investir plus de 800 000 $ dans l’achat d’équipements et dans l’aménagement d’une nouvelle usine de 5000 pieds carrés sur la rue Irwin.

«On offre des équipements reconditionnés aux entreprises qui doivent trouver des solutions pour gérer leurs matières résiduelles et recyclables. En plus de les fournir, on leur donne une deuxième vie.» «Quand j’ai démarré l’entreprise, il y a six ans, les gens étaient plus axés à acheter des équipements neufs, mais avec le temps, l’usager est devenu une nouvelle tendance», raconte Alexandre Favreau.

Parti de rien, M. Favreau se lance dans un créneau où le terrain reste à défricher. Et les occasions d’affaires aux quatre coins du Québec se présentent rapidement les unes après les autres. Dans la dernière année, la PME a vu son chiffre d’affaires croître de 60 % et procure aujourd’hui du travail à près d’une quinzaine de travailleurs.

«On vient de commencer à fabriquer des équipements neufs sur le boulevard Industriel. C’est la raison pour laquelle on démarre une deuxième usine (rue Irwin) pour la mécanique, le démontage et le montage des machines», explique l’entrepreneur de 29 ans.

Avec les deux plans de production, AFPAC dispose d’un atelier de 13 000 pieds carrés et d’une aire d’entreposage de 30 000 pieds carrés.

Un déménagement à venir

Depuis 2013, Alexandre Favreau approche ses clients avec le même adage: faire du neuf avec du vieux, c’est possible.

«Dans le passé, j’ai vendu des équipements neufs et à toutes les fois, je repartais avec la vieille (machine). Et je me demandais: qu’est-ce qu’on fait avec cette machine? On me répondait que ça s’en allait à la scrap ou mourir dans un champ. Alors pourquoi ne pas les revaloriser? AFPAC est partie de cette idée-là de donner un peu d’amour à ces machines.»

Après une bonne une remise à neuf de la structure et des composantes électriques et hydrauliques, les équipements restaurés repartent pour un second cycle de vie. Outre l’effort pour préserver l’environnement, un client d’AFPAC économise jusqu’à 25 %» en mettant la main sur un équipement restauré de A à Z, rappelle Alexandre Favreau.

Chez AFPAC, ce ne sont pas les projets qui manquent. Le fondateur mijote déjà l’idée de construire une nouvelle usine de 20 000 pieds carrés dans le parc industriel de Granby d’ici deux ans.

«Notre plan, c’est de déménager. Je n’ai pas le choix», atteste M. Favreau qui loue présentement l’espace locatif du 805, boulevard Industriel. «On a de bonnes chances de se faire construire. L’important, c’est de trouver un emplacement de choix et de bâtir selon nos besoins.»

Avec une croissance annuelle de 40 % depuis le lancement de ses activités, AFPAC se fait tranquillement un nom dans son secteur.  «Quand j’ai lancé l’entreprise, je n’avais pas de plan d’affaires. J’ai foncé par intuition, car j’étais certain que j’allais réussir. J’avais une vision et je l’ai encore aujourd’hui. Je suis bien là-dedans et j’en mange», avoue l’entrepreneur.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des