Un nouvel atelier de vélos pour favoriser la réinsertion sociale

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Par Vincent Lambert
Un nouvel atelier de vélos pour favoriser la réinsertion sociale
Sur la photo: Marie-Danielle Voyer, adjointe administrative à la Fondation Gérard-Bossé, Simon Robert, coordonnateur des activités à la Fondation et Audrey Roy, adjointe aux activités à la Fondation. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

COMMUNAUTÉ. Remettre un jeune bénéficiaire de l’aide sociale sur le marché de l’emploi est le principal objectif de la Fondation Gérard-Bossé. Pour poursuivre sa mission, l’organisme a lancé, mercredi dernier, dans ses locaux de la rue Cowie un nouvel atelier de vélos et le Centre de Liquidation FGB.

Les activités de recyclage de vélo à la Fondation Gérard-Bossé ont débuté en 2008 avec le projet Écolovélo, lequel a permis avec la collaboration de la Ville de Granby de remettre sur la route quelque 3 000 vélos.

Pour développer davantage les compétences transmises aux jeunes, le nouvel atelier de vélos offrira notamment une mise au point et une réparation de qualité, la vente de vélos neufs électriques, de promenade, de route ou de sport et une évaluation et le recyclage de vélos usagés.

«On essaie de donner de la valeur aux vélos, a fait remarquer Simon Robert, coordonnateur des activités à la Fondation. En réalité, on va utiliser des vélos qui sont encore très potables. On va les sabler et les peinturer. On a créé nos autocollants. On reçoit beaucoup de vélos provenant de grosses compagnies qui sont en réalité défectueux ou qui ne sont pas prêts pour la vente. On les répare et on leur donne une deuxième vie. Ça donne une nouvelle image.»

Grâce à ce nouveau volet, les jeunes en réinsertion sociale et professionnelle, qui souhaitent intégrer par exemple le marché du travail, pourront suivre la vague en travaillant avec une nouvelle technologie et découvriront comment fonctionne un vélo électrique.

«Il faut préparer la relève, a souligné Alain Massé, directeur général de la Fondation. Pour que nos jeunes puissent avoir une expérience, ils ne doivent pas seulement travailler sur de vieux vélos, mais aussi sur des vélos qu’on doit valoriser. L’objectif est de permettre à ces jeunes de trouver leur chemin.»

Chaque année, la Fondation Gérard-Bossé reçoit une augmentation de la demande pour les vélos. La matière première devient donc essentielle dans les opérations de l’organisme.

« On invite les gens à faire des dons de vélos et pas seulement des dons monétaires, a expliqué M. Massé. L’année passée, on s’est retrouvé en rupture de matière première. On s’est fait dévaliser. On fait appel à la population parce que le besoin est là. On regarde aussi pour peut-être faire une tournée des écocentres pour récupérer le plus d’unités.»

Un nouveau centre de liquidation

La Fondation Gérard-Bossé détourne depuis bon nombre d’années des tonnes d’articles des sites d’enfouissement, qui proviennent surtout des citoyens. Dans le but de valoriser encore plus d’articles, Liquidation FGB a aussi été lancé pour récupérer des produits défectueux de magasins de grandes surfaces dans l’objectif de les reconditionner et de les vendre à un prix abordable.

«On souhaite réutiliser les items et leur donner une deuxième vie puisqu’en temps normal, ils auraient été jetés», a noté Marie-Danielle Voyer, adjointe administrative à la Fondation.

Pour ajouter les deux nouveaux plateaux dans son espace de plus de 15 000 pieds carrés, la Fondation Gérard-Bossé a dû faire quelques choix en ce qui concerne son inventaire. Précisons toutefois que les nouveaux plateaux ne suppriment en rien les opérations qui étaient déjà en place comme le projet Écolovélo.

«Le but ultime n’est pas de vendre des vélos ou toute sorte de choses, a confié Benoît Houle, président du conseil d’administration de la Fondation.  C’est de donner une expérience de travail à des jeunes pour qu’ils puissent accéder au marché du travail.»

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