Des ateliers pour mieux intégrer la population immigrante

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Par Vincent Lambert
Des ateliers pour mieux intégrer la population immigrante
Sur la photo: Jessica Ange, qui a participé à l'une des activités, en compagnie de Céline Duval, responsable du projet. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

COMMUNAUTÉ. Les femmes au Québec ont les mêmes droits que les hommes, et ce, grâce à une lutte qui a perduré pendant plusieurs décennies. Pour faciliter l’intégration de la population immigrante à Granby, l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) a développé un projet pour l’aider à comprendre cette réalité qui n’est pas perceptible partout sur le globe.

«Pour certains des réfugiés qui viennent s’installer à Granby, le choc est grand à leur arrivée et ce n’est pas le froid, fait remarquer Céline Duval, responsable du projet. C’est la place qu’occupent les femmes dans la population. Ici, elles ont les mêmes droits que les hommes.»

Pour aider la population immigrante à comprendre cette réalité, l’AFEAS a profité du Programme de soutien pour les projets visant l’égalité entre les femmes et les hommes à la Ville de Granby pour développer un projet afin de favoriser une meilleure intégration sociale.

Au total, 157 participants ont participé aux huit ateliers (de janvier à avril) alors que l’objectif était de 100 personnes. Le projet, qui s’est réalisé en collaboration avec le SERY et le CRIF, a ainsi rejoint des clientèles en alphabétisation, en francisation ou en insertion à l’emploi. Les thèmes abordés étaient l’éducation, le travail et la participation citoyenne.

«Les commentaires en général des participants révèlent que cela leur a été  utile pour la compréhension de la place des femmes au Québec», a indiqué Mme Duval.

Participante à l’un des ateliers, Jessica Ange, qui est origine de Côte d’Ivoire et qui est installée à Granby depuis maintenant trois ans, a souligné avoir beaucoup appris grâce à ce projet d’intégration sociale.

«Lorsqu’on vient au Québec, pour nous, tout est wow, a commenté la mère de famille. On ne sait pas qu’il y a eu du travail qui a été fait pour que tout soit comme ça aujourd’hui. On a tendance à oublier nos valeurs. Depuis que j’ai suivi l’activité de l’AFEAS, j’ai vu que les femmes québécoises ont vraiment beaucoup travaillé. Chez nous [en Afrique], il y a encore des femmes qui n’ont pas le courage de se lever. J’aimerais que plus tard, ça arrive aussi dans mon pays. J’ai appris beaucoup de choses.»

En raison du succès du projet, la conseillère municipale, Julie Bourdon, aimerait bien voir cette initiative perdurer dans le temps au cours des prochaines années.

«Ce projet est une merveille qui a connu un vif succès, a-t-elle remarqué. Ça a eu un impact direct sur les gens.»

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