100 km de vélo pour motiver les élèves

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Par Vincent Lambert
100 km de vélo pour motiver les élèves
Voici quelques élèves de l'école du Phenix qui participeront au Défi du bon vouloir, en compagnie de leur enseignante, Josée Séguin. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

ENDURANCE. Une trentaine d’élèves âgés de 9 à 12 ans des écoles du Phenix et Ave-Maria en adaptation scolaire parcourront une distance de 100 km à vélo ce vendredi. Pour traverser ce défi qui s’annonce des plus ardus, les jeunes cyclistes se prêtent déjà depuis plusieurs mois à un entraînement afin de les préparer mentalement et physiquement.

À l’école du Phenix, au pavillon Saint-Eugène, des stations d’entraînement se retrouvent ici et là dans la classe de l’enseignante Josée Séguin, aussi responsable du Défi du bon vouloir. Les jeunes peuvent donc travailler entre autres leur stabilité, leur cardio et leur endurance.

«Le projet du 100 km à vélo développe le dépassement de soi et l’estime de soi, explique l’enseignante en adaptation scolaire. On veut que les élèves soient fiers d’eux. C’est un gros défi parce que durant toute la journée, il y a des hauts et des bas. Il y a des jeunes qui pleurent et qui ont mal aux fesses. D’autres tombent et se relèvent. Il y a vraiment de l’entraide.»

Depuis le mois de septembre, les élèves des écoles du Phenix et Ave-Maria ont travaillé en collaboration dans leur préparation physique et mentale. Ils ont monté quatre montagnes de la région (Shefford, Rougemont, Bromont et Sutton) et ont effectué trois sorties de ski de fond au Golf des Cèdres. Les élèves ont aussi pris part à des sorties préparatoires en vélo.

«Certains élèves et parents ont des craintes, souligne Mme Séguin. 100 km, c’est beaucoup, mais c’est réalisable. Rien n’est impossible. On doit casser les barrières parce que tout le monde peut réaliser quelque chose quand il a un but. On leur montre ce qu’est le dépassement. Durant toute l’année, on promeut les valeurs du Défi: la persévérance, le respect et la discipline.»

Un Défi qui reste bien ancré

Le projet du Défi du bon vouloir marque positivement bien des jeunes, qui souvent, rendus au secondaire, parlent encore de leur expérience.

«Puisque ce sont des élèves en grande difficulté académique, il faut trouver des projets qui vont les garder motivés à l’école et les tirer vers le haut, note Josée Séguin.  C’est un cadeau incroyable pour un professeur de voir que le projet est marquant. C’est un beau projet pour vivre une réussite et dont on se souvient toute notre vie.»

Cette année, le trajet sera un aller-retour de Granby jusqu’au Fort Chambly. Pour illustrer le cheminement des élèves, Josée Séguin a affiché dans les dernières semaines un calendrier affichant les 100 derniers jours avant le grand jour.

«Dans la classe, je fais toujours un décompte de 100 jours pour les 100 km afin qu’on se rappelle du cheminement et tout ce qu’on a fait durant 100 jours.»

Bien qu’elle soit tombée à quelques reprises durant le Défi l’année dernière, Katemary a bien hâte de répéter son expérience. «Un moment donné, j’ai arrêté parce que j’étais tannée, mais j’ai ensuite recommencé. J’ai aimé ça. Mon amie Rose-Marie m’a beaucoup aidée.»

De son côté, Joey vivra son premier baptême du 100 km à vélo. «L’année passée, je ne me sentais pas prêt. Maintenant, je le suis. J’ai hâte et j’aime faire du vélo. Les entraînements vont bien, mais ça va devenir de plus en plus difficile.»

Lorsqu’ils auront accompli le Défi du bon vouloir, les élèves seront heureux de leur expérience, selon Josée Séguin. «Leur arrivée sera très émouvante. Tous les parents seront là. C’est tellement formidable et ils vont se souvenir de ça tout le temps.»

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