Dans la peau du jeune Jacques Brel

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Par Eric Patenaude
Dans la peau du jeune Jacques Brel
Dans ce spectacle théâtral musical basé sur les chansons du légendaire auteur-compositeur-interprète, Jean-François Pronovost (au centre de la photo sur la rangée du bas) personnifie le jeune Brel à l'époque de la fin de l'occupation allemande et de l'après-Guerre en 1947. (Photo : Gracieuseté)

CULTURE. Cet été au Théâtre du Nouveau Monde (TNM), le comédien Jean-François Pronovost campera le rôle du jeune Jacques Brel dans le spectacle Amsterdam inspiré de la vie du prolifique chansonnier belge. D’ici les représentations dans la métropole, la production fera une halte au Palace ce jeudi 24 mai. Une occasion pour le comédien de revenir jouer dans son Granby natal.

Dans ce spectacle théâtral musical basé sur les chansons du légendaire auteur-compositeur-interprète, Jean-François Pronovost personnifie le jeune Brel à l’époque de la fin de l’occupation allemande et de l’après-Guerre en 1947. Amsterdam, c’est un Jacques Brel créatif et imaginatif qui s’invente des histoires avec la complicité de Jef, Clara, Madeleine, Casanova, Fanette; ses amis de la cartonnerie Vanneste & Brel. Leur rêve? Créer un spectacle et vivre leur art avec passion. Et tout chamboule avec l’arrivée d’un imprésario.

«J’interprète un Brel que le grand public ne connaît pas vraiment. Il n’y a pas beaucoup d’informations sur cette partie de sa vie. On connaît surtout Jacques Brel au sommet de sa carrière (…). Mais Mélissa Cardona (metteure en scène et auteure d’Amsterdam) a imaginé un jeune Brel travaillant à la cartonnerie de ses parents, et c’est un vrai fait biographique duquel elle est partie, qui s’inspire de ses collègues pour créer une pièce musicale Amsterdam», confie Jean-François Pronovost.

Et comme l’œuvre de Brel compte d’innombrables titres, tous les personnages d’Amsterdam portent les noms des chansons du chansonnier belge.
«On est onze sur scène et heureusement, car je ne serais pas capable de porter la grandeur de Brel à moi tout seul. C’est quand même un monument, ce qui fait que la puissance et la théâtralité de ses chansons et sa voix sont portées par la troupe.»

Présenté à Montréal une première fois en mars 2017 et au Théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls, l’été dernier, Amsterdam poursuit sa vie. Une aventure artistique stimulante et inspirante aux dires de Jean-François Pronovost. «Comme comédien, on est souvent amené à camper des rôles mythiques, mais dans ce cas-ci, le défi, c’est de jouer quelqu’un qui a vécu. Mon but n’était pas de copier ou d’imiter (Brel). Je voulais simplement aller traquer sa fibre théâtrale et m’en inspirer.»

Réalisé avec la collaboration des Productions Jean-Bernard Hébert, Amsterdam plonge les spectateurs dans l’univers théâtral et musical de Jacques Brel durant deux heures.

L’effet Passe-partout
En entrevue avec Jean-François Pronovost, difficile de ne pas passer sous silence son rôle de Passe-Montagne dans la nouvelle mouture de la populaire émission Passe-Partout.

«Ça change complètement une vie. C’est le genre de rôle qu’on rêve quand on est comédien. C’est un grand privilège», avoue le comédien.

Est-ce que l’effet Passe-Partout se fait ressentir au quotidien lorsqu’on personnifie l’une des figures mythiques d’une émission pour enfants? «Il n’y a pas une journée qui passe sans qu’on m’en parle. Je me fais reconnaître sur la rue, je reçois des vidéos de parents où l’on voit leurs enfants en train de regarder Passe-Partout (…). Ça change la visibilité d’un comédien»,

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