Une nouvelle structure organisationnelle chez les Inouk

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Par Vincent Lambert
Une nouvelle structure organisationnelle chez les Inouk
Sur la photo: Marco Bernard, représentant des propriétaires, Jacques Laporte, commissaire de la Ligue de hockey junior AAA du Québec et Richard Morasse, président de l'OBNL. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

HOCKEY. L’avenir des Inouk du Cégep de Granby est maintenant connu. L’organisation a annoncé vendredi matin qu’elle devenait un organisme à but non lucratif (OBNL). Résultat: l’équipe bénéficiera d’une plus grande visibilité et pourra compter sur l’expertise d’un conseil d’administration pour «ramener un vent de fraîcheur sur la banquise».

Selon le représentant des propriétaires des Inouk de Granby, Marco Bernard, la création de l’OBNL Club Junior de Granby n’apportera que du positif pour la formation granbyenne, qui célèbrera son 15e anniversaire dans la région.

«Le but de tout ça est de vraiment faire en sorte qu’on est capable d’obtenir un meilleur support pour les joueurs, d’offrir un meilleur spectacle pour les partisans et d’offrir une pérennité pour l’équipe à long terme, a expliqué le principal intéressé après l’annonce. On a dû être créatifs; ça a pris un certain temps pour arriver à faire cette entente-là au final. On est très fiers de ce qu’on peut avoir aujourd’hui.»

Les Inouk du Cégep de Granby pourront désormais compter sur l’expertise d’une dizaine de personnes oeuvrant dans différents milieux. En effet, ils prendront place sur le conseil d’administration et sur divers comités de travail pour assurer, entre autres, le développement des joueurs sur le plan sportif, mais aussi académique.

«Il n’y a pas personne au sein de l’OBNL qui aura un pouvoir particulier ou qui aura une charge ou une responsabilité supplémentaire par rapport à ce qui se fait, a précisé M. Bernard. Les gens vont travailler en sous-comité pour faire en sorte qu’on va maximiser les forces et les expertises de tous. Travailler en équipe, c’est ça la clé de tout ça. C’est ce qui a fait la réussite de cette équipe depuis son arrivée.»

Au cours des prochaines semaines, les Inouk souhaitent augmenter leur visibilité un peu partout dans la ville et se rapprocher notamment du hockey mineur. «Il va y avoir un raz-de-marée; on parlait de vent nouveau sur la banquise, c’est exactement ça qui va se passer», confirme Marco Bernard.

Un gage de succès

Pour le commissaire de la Ligue de hockey junior AAA du Québec, Jacques Laporte, la décision des Inouk de devenir un OBNL est une excellente nouvelle.

«Pour nous, c’est un gage de succès quand on regarde ce qui s’en vient et la nouvelle tendance, a-t-il indiqué. Je dirais qu’il y a seulement deux autres franchises qui ne sont pas des OBNL. Assurément, les gens vont vers cette tendance-là pour différentes raisons. La nouvelle tangente que la ligue prend, c’est plus solide au niveau des propriétaires. Tout ça porte à croire que ça va être ce modèle-là en opération. Quand il y a plusieurs personnes associées à l’équipe, c’est la clé du succès.»

Si certaines personnes s’essoufflent après plusieurs années d’implication, M. Laporte estime que ce n’est pas le cas chez les Inouk. Bien au contraire.

«Quel vent de fraîcheur, s’est-il réjoui. Granby est l’une des organisations les plus respectées et prestigieuses  qui a rendu de précieux services à la ligue. Elle représente un atout très important. Elle remplit très bien sa mission depuis plusieurs années. Notre ligue permet plein de possibilités aux joueurs qui viennent ici. Pour ce faire, ça prend une organisation, ça prend une structure et des gens qui l’appuient. Vous avez tout ça à Granby. Vous avez une ville unique qui permet un attachement encore plus grand à votre organisation. Se redonner, après 15 ans, une structure comme celle-là, je vous dis chapeau!»

Si la nouvelle a été bien accueillie par la ligue, il reste encore beaucoup de travail à faire pour la formation granbyenne. Comme l’explique le président de l’OBNL, Richard Morasse, c’est une nouvelle approche qui est dans le viseur.

«Je vais revoir toutes les ententes; on va travailler avec le coaching staff et on va se faire une check-list, a commenté M. Morasse. On a beaucoup de travail. Pour prendre de bonnes décisions, il faut prendre le temps. Je veux mettre en place une structure de respect pour bâtir à long terme et assurer une survie. Pour moi, c’est de repousser les limites de la créativité. Je veux redonner. C’est ce qui me motive; c’est valorisant.»

Prendre le temps

Les Inouk du Cégep de Granby n’ont pas encore trouvé de successeur à Patrice Bosch, mais les candidatures se bousculent. Pour Marco Bernard, il n’y a pas de presse à trouver immédiatement le nouveau directeur général et le nouvel entraîneur-chef. L’important est de trouver la ou les bonnes personnes.

«Il n’y a pas de date d’établie, a affirmé M. Bernard. On va prendre le temps de faire les choses comme il faut. Il y a des rencontres prévues la semaine prochaine pour discuter de tout ça et des orientations stratégiques qu’on veut donner à ce département de hockey. On a reçu une quantité assez impressionnante de CV. Granby est une franchise qui est avantageusement positionnée dans l’échiquier de la Ligue de hockey junior AAA du Québec et dans le hockey en général. Beaucoup de gens veulent venir [ici] pour tenter leur chance.»

Est-ce que le directeur général et l’entraîneur-chef pourraient être la même personne? M. Bernard n’écarte pas cette possibilité. «On va prendre le temps de faire le bon choix. D’abord, on va faire l’annonce pour le directeur général et ensuite l’entraîneur. Ce n’est pas écarté que ce soit la même personne, mais effectivement, ça se peut que ce soit deux personnes différentes.»

Si certaines personnes ont remis en question la baisse de spectateurs aux parties des Inouk, Marco Bernard assure qu’il n’y a pas eu moins de passionnés dans les estrades la saison dernière comparativement aux trois ou quatre dernières années.

«Je peux vous dire que, pour avoir vu les chiffres année après année, il n’y avait pas moins de partisans dans les estrades cette année. Il faut remonter  très loin pour avoir des chiffres de foule qui étaient plus grands que ceux qu’on a eus dans les dernières années. Mais ceci dit, évidemment, on aimerait avoir plus de gens  qui appuient l’équipe. C’est à nous de faire ce qu’il faut pour [y arriver].»

Comment l’organisation des Inouk voit-elle sa prochaine campagne dans la ligue? «L’équipe est dans un très bon état, a assuré M. Bernard. On a beaucoup de choix en vue du prochain repêchage. On a une liste de joueurs incroyables. Il y a beaucoup de joueurs de l’an dernier qui seront de retour encore une fois et plusieurs joueurs qui ont évolué dans le junior majeur sont susceptibles de venir avec nous. Ça s’annonce très positif et on va avoir une équipe qui va pouvoir faire lever les passions.»

Membres du conseil d’administration de l’OBNL

Richard Morasse, président

Danny Gélinas, opérations hockey et vice-président

David Charbonneau, finances et vice-président

Charles Robert, communications et vice-président

Antony Leclerc, administrateur

Marco Bernard, administrateur et représentant des propriétaires

Dominic Sicotte, administrateur

Michel Bélanger, réussite scolaire

Jonathan Delorme, opérations hockey

Francis Marchand, opérations hockey

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