Un piano public dans le jardin de l’hôpital

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Par Eric Patenaude
Un piano public dans le jardin de l’hôpital
L'honneur d'inaugurer le piano du jardin collectif «Santé toute crue» de l'hôpital de Granby est revenu à Vincent Côté. Le temps de quelques pièces, le pianiste a réussi à semer le bonheur autour de lui. (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

SANTÉ. Le jardin collectif «Santé toute crue» de l’hôpital de Granby continue de pousser. Après l’ajout de mobiliers l’an dernier, voilà qu’un piano public vient tout juste de fleurir dans l’espace de jardinage qui accueille les patients de l’établissement de santé.

Prendre un bol d’air frais, refaire ses forces physiques et mentales dans un environnement  agréable et observer la nature sous toutes ses coutures au rythme des inspirations musicales d’un joueur ou d’une joueuse de piano. Pour sa quatrième saison, le potager de l’hôpital s’agrandit et s’anime davantage avec l’arrivée d’un piano. Un nouvel outil thérapeutique des plus appréciés, selon la Dre Isabelle Soucy, l’une des instigatrices du jardin collectif au centre hospitalier de Granby.

«C’est pour encourager la collectivité et les rencontres entre les patients, les employés (de l’hôpital) et la population. Comme on le voit, il y a plein de gens de toutes les générations et le piano, c’est le lien pour permettre à tout ce beau monde-là de se rencontrer. Et à chaque fois qu’on ajoute quelque chose au jardin, c’est notre objectif d’optimiser l’endroit et de le rendre encore plus zen», explique la Dre Soucy,

Pour les quatre fondateurs du potager (les docteurs Isabelle Soucy, Véronique Fryer et Olivier Maynard et l’hygiéniste dentaire Évelyne Montigny), la cueillette de légumes n’est qu’un prétexte. «Le jardin a toujours eu pour but de favoriser les saines habitudes de vie et d’apaiser les gens beaucoup plus que de produire. Et avec le piano, c’est ce qu’on fait», mentionne la Dre Soucy.

Le jardin collectif est devenu, entre autres, un lieu très couru par la clientèle en santé mentale. «Les gens du 5e étage (en santé mentale) ont souvent de longues hospitalisations alors ils viennent pratiquement tous les jours dans le jardin. Avec une infirmière, ils s’occupent  du compost et viennent arroser. Et ce qu’on remarque, c’est que l’hortithérapie a des bienfaits pour les gens ayant une maladie mentale», laisse entendre Isabelle Soucy.

Appelés à desservir la communauté, des participants de la Barak au boulot vont d’ailleurs mettre leurs mains dans la terre en veillant à l’entretien du jardin au cours de la saison estivale.

«On les a engagés pour entretenir le jardin parce que c’était difficile parfois d’avoir de bénévoles. Et dans leur mandat aussi, ils peuvent jouer du piano s’ils veulent et jaser avec les patients», confie la Dre Soucy.

Tournage d’une vidéo

L’honneur d’inaugurer le piano du jardin collectif de l’hôpital est revenu à Vincent Côté. Le temps de quelques pièces, le pianiste a réussi à semer le bonheur autour de lui.

«Mon rôle, c’est de mettre un peu de musique dans le jardin, d’en faire profiter aux gens et de les inviter à venir jouer du piano», raconte le pianiste.

Lors de l’inauguration, M. Côté a aussi profité de sa visite au potager pour capter des images en vue de la production d’une vidéo présentant le jardin collectif.  Cette courte vidéo de deux minutes sera publiée prochainement sur la page Facebook et le site web du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

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