L’agrile du frêne progresse à Granby

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Par Vincent Lambert
L’agrile du frêne progresse à Granby
Voici un exemple de frêne en santé au parc Daniel-Johnson qui fait partie du projet expérimental de la Ville de Granby. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

ENVIRONNEMENT. Comme plusieurs autres municipalités au Québec, la Ville de Granby doit combattre l’agrile du frêne depuis maintenant cinq ans. Jusqu’à maintenant, elle a perdu 25 % des quelque trois mille frênes inventoriés sur son territoire.

«L’infestation avance quand même assez rapidement, fait remarquer Serge Drolet, coordonnateur à la Division environnement de la Ville de Granby. On a prévu qu’on perdrait tous nos frênes dans une période de sept, huit ou dix ans. C’est vraiment catastrophique.»

Afin de réduire la propagation de l’agrile du frêne sur son territoire, la Ville de Granby a ciblé 120 arbres en santé dans son inventaire dans le but de les traiter avec un insecticide biologique pour assurer leur protection. «On a choisi des arbres bien placés et en vedette dans différents parcs», note M. Drolet.

Pour le moment, il n’y a pas un secteur plus touché qu’un autre à Granby. «C’est général, très franchement, explique Serge Drolet. On avait inventorié une carte et il y en avait partout.»

Quand un arbre doit être abattu, la Ville de Granby le remplace et recommande aux citoyens de procéder aussi à l’action durant la période hivernale, entre le mois d’octobre et le mois de mars, «pour éviter que l’agrile, durant le transport, puisse aller ailleurs», tout en variant l’espèce d’arbre dans la plantation.

«Si l’arbre est malade ou pas encore, on leur dit d’en planter un autre déjà à côté, note M. Drolet. On offre un programme de subvention pour faire l’acquisition d’un arbre. On paie 50 % du prix d’achat jusqu’à la concurrence de 100 $. C’est un peu ce qu’on fait pour aider les gens.»

Outre son programme de subvention, la Ville de Granby met aussi à la disposition de sa population un volet informatif pour la renseigner sur la problématique en question. Elle collabore aussi depuis maintenant trois ans avec l’Institut national de recherche scientifique et GDG Environnement afin qu’un insecticide biologique (champignons microscopiques) puisse être développé pour pouvoir contrôler l’agrile du frêne.

Dans le cadre de ce combat, la Ville de Granby a comme objectif de répartir les coûts puisque «si on attend trop, tous les arbres vont mourir en même temps.» «Ça veut donc dire plus de problèmes de sécurité, du temps supplémentaire et un manque d’équipements pour tout abattre. Il faut varier les essences et aider la science à trouver des solutions», termine M. Drolet.

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