Deux restaurateurs cuisineront des plats 100 % locaux

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Par Vincent Lambert
Deux restaurateurs cuisineront des plats 100 % locaux
Sur la photo: le propriétaire de la Maison Boire, Brian Proulx, le chef propriétaire du Bistro Kapzak, Jason Kacprzak, et le chef de la Maison Boire, Vincent Bureau. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

GASTRONOMIE. Cuisiner des plats avec des produits d’ici n’est pas quelque chose d’inconnu pour le Bistro Kapzak et la Maison Boire de Granby.  Cela fait partie de leur quotidien. Les deux restaurants ont décidé d’embarquer dans le Défi 100 % local parce que «c’est une belle visibilité pour tous les producteurs régionaux».

Les restaurateurs Brian Proulx et Jason Kacprzak ne se sont pas consultés, mais ils ont eu le même réflexe: participer au Défi 100 % local. Les deux hommes d’affaires ont décidé d’accompagner tous les consommateurs qui souhaitent embarquer dans ce mouvement qui se déroule au mois de septembre.

«Je pense que les clients recherchent de plus en plus ça et [veulent savoir] où on prend nos produits, commente le propriétaire de la Maison Boire, Brian Proulx. Je pense que c’est une belle visibilité autant pour [les producteurs] que pour nous aussi. C’est un beau projet et tout le monde devrait s’aligner vers ça.»

Ambassadeurs des produits Créateurs de saveurs dans les Cantons-de-l’Est, Brian Proulx et Jason Kacprzak utilisent déjà depuis un bon moment des produits qu’ils font pousser dans leur jardin pour concocter leurs différents plats.

«C’est normal de faire ça au restaurant, fait remarquer le chef propriétaire du Bistro Kapzak, Jason Kacprzak. Je trouve que c’est comme une partie de ma job; on est des ambassadeurs pour les fermiers. Pour moi, c’est comme une obligation, mais dans le bon sens. On a les mêmes valeurs. C’est le choix d’acheter local. Il n’y a pas d’autres initiatives. Il faut prendre le temps de le faire.»

Dans la région de la Haute-Yamaska, semble-t-il que le Bistro Kapzak et la Maison Boire sont les seuls restaurants à participer au Défi 100 % local, ce que regrettent les deux restaurateurs.

«C’est ça que je trouve dommage, on n’est pas beaucoup, admet M. Kacprzak. C’est le choix des autres restaurateurs. On ne peut jamais les forcer. C’est quelque chose qu’on fait déjà; on veut montrer aux clients qu’on embarque.»

Une adaptation en cuisine

Chef à la Maison Boire, Vincent Bureau a dû s’adapter à travailler avec seulement des produits locaux, mais le tout s’est quand même bien déroulé.

«Personnellement, j’ai trouvé ça quand même difficile sur le coup parce que je ne venais pas de cette école-là, confie-t-il.  Il n’y avait pas de lignes directrices et de valeurs à ce niveau-là. Ça a été vraiment une adaptation que j’ai faite, mais en réalité, ce n’était pas ce compliqué que ça.»

Il a donc découvert que plusieurs substituts québécois pouvaient être utilisés pour remplacer des produits internationaux. Cependant, des défis peuvent toujours survenir.

«C’est un peu plus difficile parce qu’en restauration, on fait affaire avec des grossistes, note M. Bureau. On va quand même leur demander d’avoir produits locaux le plus possible. Ça ne veut pas dire par contre que c’est ça qu’ils vont nous envoyer tout le temps. Il faut regarder ce qu’on achète. Il y a un défi de plus, ça, c’est sûr et certain.»

Selon M. Proulx, qui a participé à un projet pilote avec l’école Sainte-Famille pour promouvoir le jardinage chez les enfants, il est nécessaire de retourner dans le temps et d’utiliser les ressources de la région.

«Ça a toujours fait partie de nos valeurs, assure-t-il. C’est notre façon de faire. La meilleure façon de manger local est d’acheter local. Si on n’est pas capable de le faire, on ne devrait pas l’avoir. C’est aussi simple que ça.»

Une nouvelle façon de penser

Depuis quelques années, Brian Proulx a observé que la société se dirige de plus en plus vers l’achat local et qu’elle est plus consciencieuse dans ses achats. Selon lui, ce mode de vie est «là pour rester».

«C’est arrivé d’un seul coup, tout le monde a embarqué, admet le principal intéressé. Manger localement dans ta région, c’est ça le vrai concept. Il y a tout au Québec, c’est riche comme endroit.»

Pour aider les gens à accomplir leur défi de manger 100 % local en septembre, des logos seront illustrés sur les menus des restaurateurs.

«C’est le fun parce que le monde va voir certains produits qu’ils ne pensaient pas qu’on faisait au Québec, se réjouit Jason Kacprzak. Il y a plein de choses dans la région que le monde va découvrir. J’espère que les clients vont me poser des questions. Mon but est vraiment de promouvoir aux clients qu’il y a tout ça ici.»

Jason Kacprzak et Brian Proulx s’entendent pour dire que ce n’est pas seulement aux restaurants à encourager les produits locaux, mais que tout le monde doit le faire parce qu’acheter local, «c’est ça qui est le plus frais».

Qu’est-ce que le Défi 100 % local?

Le Défi 100 % local est une initiative qui a vu le jour en 2015 aux Îles-de-la-Madeleine. Du 1er au 30 septembre, l’ensemble du Québec est invité à encourager les producteurs des différentes régions en concoctant un repas 100 % local par jour du lundi au jeudi (Défi locavore), du vendredi au dimanche (Défi gourmand) ou bien en consommant seulement des aliments produits ou transformés locaux pendant tout le mois (Défi 100 % local). Notons que les personnes pourront aussi réaliser un repas uniquement local lors de la Journée 100 %, le 22 septembre, dans le cadre du Défi expérience.

Source: Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est

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