Une première campagne carboneutre dans Shefford

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Par Vincent Lambert
Une première campagne carboneutre dans Shefford
Sur la photo: la candidate du Parti conservateur dans Shefford, Nathalie Clermont, accompagnée du président de Carboneutre Québec, Mathieu Comtois. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

POLITIQUE. Une campagne électorale peut générer une importante quantité de gaz à effet de serre en raison du transport ou bien des pancartes par exemple. Parce que l’environnement lui tient à cœur, la candidate du Parti conservateur, Nathalie Clermont, a décidé mercredi d’adhérer au mouvement carboneutre. Il s’agit d’une première dans la circonscription de Shefford.

Durant sa campagne électorale, Nathalie Clermont compensera ses émissions de gaz à effet de serre par la plantation de 12 épinettes noires dans la forêt boréale, au nord du Lac-Saint-Jean. Pour ce faire, elle a fait appel à une jeune entreprise granbyenne, Carboneutre Québec.

«C’est important de réduire nos gaz à effet de serre, mais malheureusement, dans le quotidien, on en produit, a commenté la candidate pour le Parti conservateur dans Shefford. Quand j’ai découvert la compagnie, j’ai trouvé l’idée excellente.  [Elle] a de bonnes idées innovantes. On a fait une étude, on a eu des formulaires à remplir pour que la compagnie puisse calculer combien de gaz à effet de serre on peut produire.»

Lesdits calculs ont permis d’illustre que la campagne de Mme Clermont générera 1,71 tonne de gaz carbonique. La plantation des épinettes compensera donc cette émission.

«On utilise des calculateurs pour calculer l’empreinte carbone des candidats qui font affaire avec nous, a expliqué Mathieu Comtois, président de Carboneutre Québec. La principale partie des émissions d’une campagne, c’est le déplacement en auto, mais également tous les appareils qui sont utilisés comme les ordinateurs portables et les cellulaires. On a une durée de vie utile pour un objet. On calcule du début à la fin ce que ça va émettre en émission de gaz carbonique et on le réduit à cinq semaines pour savoir combien [de gaz carbonique va émettre la campagne].»

Si elle est élue en octobre, Nathalie Clermont prévoit continuer d’adhérer au mouvement carboneutre parce qu’il y a «tellement d’amélioration à faire là-dessus». Elle a à ce jour banni les bouteilles de plastique, par exemple, de son bureau de campagne électorale. «C’est interdit ici, dans le local électoral, d’avoir des bouteilles de plastique jetable. Je pense que c’est par des petits gestes au quotidien comme ça qu’on va améliorer énormément notre environnement.»

Le président de Carboneutre Québec, Mathieu Comtois, collaborera prochainement avec d’autres candidats qui souhaitent embarquer dans le mouvement carboneutre. Si Mme Clermont remporte ses élections, il sera «heureux de s’assurer qu’elle soit carboneutre durant ses quatre ans [de mandat]».

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