La rue aux jeunes, c’est parti à Granby!

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Par Vincent Lambert
La rue aux jeunes, c’est parti à Granby!
Les enfants affichaient de larges sourires lors du lancement du projet Dans ma rue, on joue! à Granby. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

MUNICIPAL. Le froid n’a pas empêché les enfants de jouer au hockey-balle ou au ballon, mercredi matin, sur la rue Claudia. En fait, l’excitation était palpable puisque la Ville de Granby a lancé officiellement le projet Dans ma rue, on joue!, qui a été bien accueilli par les nombreuses personnes qui se sont déplacées sur place.

«Je trouve ça le fun parce qu’il y a beaucoup de routes où les voitures passent trop rapidement pour aller jouer, a indiqué Bastien, élève de sixième année à l’école de l’Assomption. Des rues comme ça, où on pourrait jouer, je trouve ça vraiment le fun!»

La Ville de Granby travaillait sur ce projet depuis deux ou trois ans. C’est suite à une rencontre avec la mairesse de Beloeil que Pascal Bonin a eu envie d’amener cette initiative dans sa ville.

«J’avais trouvé ça très intéressant, a commenté le principal intéressé. C’est un projet super intéressant pour, oui les saines habitudes de vie, mais également, ça remet en contexte l’utilisation de la rue. [Elle] peut servir a bien d’autres choses que l’automobile.»

L’objectif de Dans ma rue, on joue! vise surtout à inciter les petits et grands à jouer dans les rues résidentielles choisies par les citoyens, et ce, en toute sécurité.

«On revient à l’ancienne, je trouve ça cool, quand j’étais jeune, sur la rue Sainte-Thérèse, on était toujours tous les enfants du quartier à jouer au hockey, a souligné le maire de Granby. Je trouve qu’on revient là, on revient à des  valeurs très saines, à un voisinage aussi plus connu. Quand vous jouez dans la rue avec des gens, évidemment, vous développez des relations avec d’autres.»

Si déjà des enfants jouaient dans les rues sur le territoire de Granby, Pascal Bonin note qu’ils pourront maintenant le faire dans un meilleur encadrement. «Il y a des gens, actuellement, qui vont jouer dans la rue, a-t-il noté. Quand il n’y a pas de plaintes, il n’y a pas de problèmes, mais c’est sûr que de la façon dont on va le faire, c’est très sécuritaire, très encadré. Autrement dit, on vient mettre un cadre à une activité qui était là, mais de façon très structurée.»

La vitesse dans les rues locales qui adhéreront au programme diminuera donc à 25 km/h et différents panneaux d’affichage seront par le fait même installés.

«Ce qu’on dit, c’est que l’automobiliste n’est plus le seul sur la route, a fait remarquer M. Bonin, qui souhaite aussi faire la demande pour sa rue. La ville appartient à tout le monde. La priorité  ne sera plus les automobilistes, mais bien les enfants.»

Les citoyens invités à proposer des rues

La Ville de Granby ne compte pas mener seule l’initiative Dans ma rue, on joue!, au contraire. En effet, elle souhaite que la population recommande les rues dans lesquelles le projet se réalisera. Les demandes devront cependant être soumises par une personne demeurant sur la rue en question et obtenir une réponse favorable d’au moins 50 % du nombre de portes de la rue visée.

Au moment où le formulaire (disponible au granby.ca/onjoue) sera acheminé à la Ville, le dossier sera évalué selon des critères de sécurité comme la vitesse, le nombre de véhicules, et la liste s’étire encore. Précisons que les demandes seront analysées selon leur ordre d’entrée. Lorsque le Comité de circulation et le conseil municipal accepteront la proposition, des panneaux de signalisation seront installés au printemps 2020.

«Afin d’assurer une mise en place efficace et réaliste de ce projet, le comité multidisciplinaire a recommandé de viser un objectif de maximum dix rues autorisées par  année pour les deux premières années, a précisé Martin Cloutier, ingénieur de projets – Circulation et mobilité durable. L’atteinte de cet objectif dépendra bien évidemment du nombre de demandes reçues ainsi que de leur nature.»

Le projet Dans ma rue, on joue! a aussi été accueilli à bras ouverts par l’enseignante de l’école de l’Assomption, Isabelle Vézina. «Je trouve ça génial, parce que justement, à l’école, on promeut les saines habitudes de vie. On va essayer de pouvoir l’intégrer dans notre quartier. Je trouve ça génial qu’on puisse le faire en sécurité.»

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