«Il y a eu un vent de face dans Shefford»_Pierre Breton

Photo de Eric Patenaude
Par Eric Patenaude
«Il y a eu un vent de face dans Shefford»_Pierre Breton
:«C'est très cruel ce qu'on vit et c'est ingrat la politique. C'est nous qui le vivons ce soir», a exprimé le libéral Pierre Breton. (Photo : GranbyExpress-Nicolas Racine)

POLITIQUE. Incompréhension, consternation, surprise. Chez les libéraux de Pierre Breton, le revers électoral de lundi soir a été douloureux à encaisser.

Les visages des partisans de Pierre Breton étaient longs lorsque le député sortant a abdiqué et concédé la victoire à la bloquiste Andréanne Larouche tard lundi soir. Espérant un revirement de dernière minute, le libéral a attendu à la toute fin de la soirée avant de s’adresser aux médias.

«On a mené une superbe campagne électorale. Je veux qu’on se rappelle d’une chose: on peut tous être fiers. Ma famille, mon comité organisateur, les 250 bénévoles…vous avez tout donné et moi, j’ai tout donné», a déclaré le libéral Pierre Breton.

Après avoir remporté haut la main le scrutin de 2015 avec une majorité de plus de 9000 voix, le libéral a vécu un tout autre scénario étant emporté à son tour par la vague bloquiste.

«Il y a eu un vent de face dans Shefford et je pense qu’il ne faut pas le prendre personnel. C’est très cruel ce qu’on vit et c’est ingrat la politique. C’est nous qui le vivons ce soir», a exprimé le libéral.

Alors qu’on anticipait une dégringolade du vote libéral à l’échelle nationale, les libéraux de Justin Trudeau s’en sont bien tirés aux dires de Pierre Breton. «Quand je regarde les résultats nationaux, on est au-delà de tout ce qui était prévu. On est tout près de 160 députés au Canada et dans les derniers sondages, on en prévoyait 135.» Rappelons que les libéraux ont perdu leur majorité à la Chambre des communes (de 179 à 156 élus) et vu leur nombre de députés au Québec passer de 40 à 35.

De retour à une prochaine élection fédérale? «Ça l’air qu’il ne faut jamais dire non à la politique. On va analyser tout ça et prendre du recul. Mais je suis une personne qui adore servir sa population et la politique m’anime.»

Une campagne satisfaisante

«Notre chef (Andrew Sheer) n’a pas passé comme on l’espérait au Québec. On nous posait beaucoup de questions sur notre chef sur le terrain», a indiqué la candidate conservatrice, Nathalie Clermont. Photo: GranbyExpress-archives

«Malgré ma défaite d’hier (21 octobre), j’en sors quand même gagnante», a fait savoir la candidate conservatrice, Nathalie Clermont. À sa première expérience en politique, la représentante d’Andrew Sheer estime avoir fait une bonne campagne dans les circonstances.

Bien qu’elle termine troisième au terme de ce long marathon électoral de 40 jours, Mme Clermont avoue que la seconde place des Conservateurs au national fait encore plus mal sur le plan personnel et organisationnel.

«Notre chef (Andrew Sheer) n’a pas passé comme on l’espérait au Québec. On nous posait beaucoup de questions sur notre chef sur le terrain.» «De revoir Justin Trudeau au pouvoir, c’est une grande déception. Avec ce qu’il a fait dans les quatre dernières années, j’ai de la misère à comprendre comment il a pu remporter cette élection même s’il est minoritaire. C’est décevant et c’est inquiétant.»

Les candidates Raymonde Plamondon (NPD), Katherine Turgeon (Parti vert), Mariam Sabbagh (Parti populaire) et Darlène Daviault (Parti pour l’indépendance du Québec) ont également échoué dans leur tentative d’obtenir un siège à Ottawa.

 

 

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des