Une nouvelle ressource atypique à Granby

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Par Rédaction Granby
Une nouvelle ressource atypique à Granby
Dominique Viau (à l'avant) a œuvré pendant 25 ans comme éducatrice spécialisée avant de se tourner vers la massothérapie. Guylaine Goulet en est, pour sa part, à sa troisième entreprise. Toutes deux sont massothérapeutes formées en massage pour enfants à besoins particuliers. (Photo : GranbyExpress)

SANTÉ. Les personnes de tout âge ayant des besoins particuliers peuvent désormais compter sur une toute nouvelle ressource: Atypicoeur, un centre de santé holistique familial, est en opération depuis quelques mois sur la rue Saint-Hubert, à Granby.

Même sans diagnostic officiel, la Granbyenne Dominique Viau est depuis longtemps convaincue d’être dyslexique et d’avoir un trouble de l’attention. Guylaine Goulet, de Sainte-Cécile-de-Milton, a quatre enfants, dont une fille de onze ans atteinte de trisomie 21. S’étant rencontrées lors d’une formation de la technique de massage pour enfants à besoins particuliers (MEBP), les deux femmes ont constaté avoir beaucoup en commun. «On est atypiques», résume d’emblée Mme Viau en souriant.

Unissant leurs forces et misant sur leur complémentarité, les massothérapeutes ont lancé l’idée, en septembre 2017, d’un centre où divers services de santé alternative se côtoieraient et seraient offerts en dehors de la structure conventionnelle.

Le projet va bon train: des services d’éducation spécialisée, des massages adaptés, une chaise Neurospa et une chambre hyperbare sont déjà à la disposition des clients. «Ça va au-delà de l’autisme ou de la paralysie cérébrale, ou de pathologies très spécifiques. Quand on comprend le principe de la chambre hyperbare, on réalise que personne ne peut se passer de ça», défend Dominique Viau.

Un espace multi sensoriel Snoezelen sera également accessible sur place sous peu; ce lieu, utilisé en thérapie, contribue notamment à apaiser ou à stimuler des personnes atteintes de trouble  du spectre de l’autiste (TSA), de dépression, d’anxiété ou d’Alzheimer.  Il n’est pas nécessaire d’avoir en main un diagnostic pour avoir accès à ces équipements.

D’ailleurs, un besoin particulier ne se résume pas par un handicap, précise Mme Viau, qui a auparavant œuvré pendant 25 ans comme éducatrice spécialisée: «Ça peut être un parent qui s’est séparé, c’est un déménagement, un deuil. Ça peut être plein de choses».

Plusieurs bienfaits sont associés à l’utilisation de la chambre hyperbare, qui offre un traitement d’oxygénothérapie. Photo: GranbyExpress

Avec cette nouvelle clinique privée, les deux cofondatrices souhaitent notamment amener les gens à se prendre en charge et à aller chercher des ressources répondant à leurs besoins. «Oui, à quelque part, ce sont des sous, mais c’est une question de priorité, de choix. Tu peux attendre le service gratuit pendant longtemps et bûcher, trimer, et passer à côté de quelque chose. L’enfance, on ne peut pas la mettre sur pause», défend Mme Viau. Certains services sont par ailleurs admissibles à des remboursements d’assurance ou à des subventions, précise-t-elle.

«Tout est possible»
Par ailleurs, les deux copropriétaires cherchent à s’adjoindre divers professionnels de la santé afin d’élargir l’offre de services d’Atypicoeur.

«Ça pourrait aussi être des herboristes, des naturopathes, un ostéopathe ou un acupuncteur. Tout est possible. Ce que l’on veut surtout, c’est de trouver des thérapeutes qui ont le goût de travailler de façon différente, qui ne veulent pas juste s’enfermer dans un bureau pour faire de la consultation», explique Dominique Viau.

À plus long terme, les deux entrepreneures voient grand. «On aimerait faire des petits bébés Atypicoeur partout», mentionne Guylaine Goulet, qui en est à sa troisième entreprise. Cette dernière lance d’ailleurs l’idée d’un centre de répit situé en milieu boisé avec des chevaux.

Des partenariats pour aider
Si les copropriétaires d’Atypicoeur désiraient de prime à bord mettre sur pied une fiducie afin que des services soient offerts gratuitement ou à moindre coût à des familles dans le besoin, cette idée a été mise de côté en raison de sa complexité.

Désirant néanmoins «réussir de façon différente», le duo compte désormais procéder par le biais de partenariats. Ainsi, les personnes ou entreprises désirant adresser un don sont invitées à le faire; elles contribueront directement au bien-être d’une personne qui n’aurait pas nécessairement les moyens d’avoir recours aux services.

«Il y a des compagnies de Granby qui font de beaux dons chaque année sans savoir où ils s’en vont. Est-ce qu’il y a moyen de l’associer directement à une personne de chez nous?», questionne Mme Goulet.

Les personnes intéressées à en apprendre plus peuvent consulter la page Facebook Atypicoeur-Centre familial.

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