Devenir carboneutre, «c’est vraiment simple»

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Par Vincent Lambert
Devenir carboneutre, «c’est vraiment simple»
Sur la photo: le président de Carboneutre Québec, Mathieu Comtois. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

ENVIRONNEMENT. Depuis quatre ans, Mathieu Comtois est carboneutre, c’est-à-dire qu’il compense ses émissions de gaz à effet de serre avec des crédits carbone.  Récemment, le Granbyen a décidé de démarrer son propre projet pour aider les particuliers, mais aussi les entreprises à réduire leur empreinte de carbone.

C’est en participant à un événement qui était certifié carboneutre que l’entrepreneur a décidé d’enregistrer officiellement en juillet dernier son entreprise: Carboneutre Québec. «Ça m’a donné la piqûre, a fait remarquer le principal intéressé. J’ai démarré mon [projet] pour aider les gens et les entreprises à devenir carboneutre.»

Aussitôt la passion venue, aussitôt le plan d’affaires a été mis sur pied en début d’année. Grâce à des calculateurs développés par des scientifiques et des universités, M. Comtois peut déterminer, selon le résultat obtenu, le nombre d’arbres qui doit être planté en forêt boréale au nord du Lac-Saint-Jean.

«Généralement, il suffit de planter sept arbres (épinettes noires) pour une tonne de gaz à effet de serre, a précisé le président de Carboneutre Québec. Quand on a le calcul de fait, on sait combien d’arbres on doit planter. Les arbres vivent généralement de 175 à 200 ans, donc, ils ont une très grande durée de vie.»

Devenir carboneutre n’est pas si difficile selon M. Comtois, du moment où «on est conscient de l’empreinte écologique qu’on peut avoir sur l’environnement». «Je crois que c’est vraiment simple, a-t-il noté. On en émet tous [des émissions de gaz à effet de serre]. Si on est conscient de notre environnement, on compense tout simplement. C’est quelque chose que j’avais entendu parler et qui m’a allumé tout de suite.»

Une grande partie de l’empreinte environnementale réside dans les déplacements en voiture, estime Mathieu Comtois. Cependant, il existe tout de même des alternatives pour réduire son impact sur la planète.

«Évidemment, quand c’est possible, on peut se rendre au travail à pied, en vélo ou avec d’autres alternatives, a rappelé le fondateur de l’entreprise granbyenne. C’est beaucoup mieux. Si on a besoin d’une auto, il faut la choisir plus écologique. Les VUS et les gros cylindrés n’aident pas au réchauffement climatique. Par la suite, il y a le compostage, le recyclage et différentes choses qu’on peut faire à la maison pour réduire notre facture d’électricité. Il y a plein de gestes qu’on peut faire.»

Bien que Carboneutre Québec en soit à ses balbutiements, l’entreprise a déjà été approchée à plusieurs reprises, dont entre autres par des candidats politiques lors de la dernière campagne fédérale, mais aussi par des compagnies qui permettront de capter des tonnes de CO2.

Mathieu Comtois aimerait éventuellement agrandir son équipe. Toutefois, pour le moment, l’objectif est de promouvoir le mouvement carboneutre auprès du plus grand nombre de gens possible. Précisons par ailleurs que quand il a lancé son projet, l’entrepreneur a aussi acheté le nombre d’arbres nécessaires pour compenser l’empreinte de carbone de sa jeune entreprise pour la prochaine année.

«Je crois qu’il y a encore beaucoup de gens qui ignorent c’est quoi être carboneutre, estime M. Comtois. On mise beaucoup sur l’information et sur pourquoi c’est important de l’être.»

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