Granby: la tourbière Saint-Charles protégée à perpétuité en 2020?

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Par Eric Patenaude
Granby: la tourbière Saint-Charles protégée à perpétuité en 2020?
Dans les dernières années, des randonneurs accompagnés d'animateurs de la Fondation SÉTHY ont pu visiter la tourbière Saint-Charles. (Photo : Gracieuseté-Fondation SÉTHY-Bernard Va;iquette)

ÉCOSYSTÈME. Le projet de protéger une portion de 13,5 hectares de la tourbière Saint-Charles à tout jamais mené de front par la Fondation pour la sauvegarde des écosytèmes du terriroire de la Haute-Yamaska (SETHY) pourrait aboutir en 2020. C’est du moins le souhait de l’organisme de préservation qui travaille sur ce dossier depuis près de dix ans.

Joyau écologique à la biodiversité étonnante, la tourbière Saint-Charles est dans la mire de la Fondation SÉTHY depuis 2012. Comptant sur le soutien de la Ville de Granby, de la MRC de La Haute-Yamaska et de Nature Action Québec, la Fondation planche sur la mise en place d’une aire protégée d’une dizaine d’hectares de concert avec Guy Chabot, propriétaire des terrains où se trouve la tourbière.

«M. Chabot a été l’un des premiers propriétaires à Granby à avoir accepté de travailler avec nous. Et depuis le dossier a évoulé. Là, on parle d’un dézonage parce que la création d’une aire protégée, c’est en quelque sorte un dézonage», explique François Leduc, de la Fondation SÉTHY.

Prochaine étape? Obtenir l’aval de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) qui doit autoriser le changement de vocation du lot visé autre qu’à des fins agricoles. À cette procédure s’ajoute toute la paperasse liée aux programmes de dons écologiques administrés par les ministères de l’Environnement du provincial et du fédéral.

«On a déjà le OK de la Ville et de la MRC.» «Je pense que ça va se régler en 2020 parce qu’on est assez avancé. Une fois les éléments de propriétés établis, ça va se précipiter. Le seul problème qu’on peut avoi et qui pourrait ralentir, c’est la surchage de travail chez les fonctionnaires dans les ministères», soutient M. Leduc.

Milieu vivant

Dans les dernières années, des randonneurs accompagnés d’animateurs de la Fondation SÉTHY ont pu visiter la tourbière Saint-Charles. Photo: Gracieuseté-SETHY-Bernard Valiquette

Sise à l’extrémité sud de la ville près d’un ancien dépotoir jadis exploité par le Canton de Granby, la tourbière Saint-Charles, qui est traversée par la rue du même nom, présente un éventail animalier et végétal riche et diversifié, selon la Fondation SÉTHY.

«En partant, des milieux tourbeux; il n’en reste presque plus au sud du Québec. Même si la tourbière Saint-Charles est abîmée, elle a tout de même une bonne superficie avec des espèces typiques des milieux tourbeux», fait remarquer M. Leduc.

Dans ce milieu humide à deux kilomètres de la ville, de nombreux animaux et plantes comme la salamandre, la Grenouille verte, le Buzard Saint-Martin, le bleuet sauvage et le thé du Labrador ont été inventoriés par la Fondation.

«On se retrouve dans un milieu que l’on voie habituellement sur la Côte-Nord. Mais on est à Granby et ce qui est exceptionnel, c’est qu’il y a une vie animale et végétale propre aux tourbières.»

Par ailleurs, la Fondation SÉTHY aimerait incidemment rendre accessible la tourbière Saint-Charles au grand public afin d’en faire un lieu éducatif (sentier sur pilotis, panneaux d’interprétation).

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