Deux athlètes se découvrent une passion pour le cross-country

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Par Vincent Lambert
Deux athlètes se découvrent une passion pour le cross-country
Zachary Duquette et Anne-Sophie Dumoulin ont développer un réel sentiment d'appartenance avec l'équipe de cross-country des Inouk du Cégep de Granby. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

CROSS-COUNTRY. L’un a été victime d’intimidation, l’autre n’a jamais eu la piqûre pour la course. Après avoir joint les Inouk du Cégep de Granby cette saison, Zachary Duqette et Anne-Sophie Dumoulin ont développé un réel intérêt pour le cross-country. Portrait de deux jeunes étudiants-athlètes qui se sont fait accueillir sans jugement.

S’ils avaient peur de se faire juger, les deux jeunes athlètes ont tout de même décidé de tenter leur chance une première fois avec l’équipe de cross-country des Inouk. À leur grande surprise, Zachary et Anne-Sophie n’ont pas eu de difficultés à se faire accepter dans l’équipe, et ce, même si leurs habiletés athlétiques pouvaient être en deçà de certains.

«Je ne cours pas vraiment dans la vie; la dernière fois que j’ai couru dans de vraies courses, c’était au primaire, lance Anne-Sophie, qui en est à sa deuxième année en sciences de la santé. Au secondaire, ce n’est pas quelque chose que j’ai continué. Je n’aimais pas bien ça courir; je trouvais ça un peu long.»

Invitée par des amis qui étaient déjà dans l’équipe, Anne-Sophie a décidé d’aller à un entraînement. Résultat: elle a «super aimé ça».

«J’ai trouvé que l’ambiance était vraiment accueillante, familiale, admet-elle. J’avais peur d’être jugée vu que je ne cours pas vraiment. Mais finalement, tout le monde encourageait tout le monde; c’était super le fun et ça m’a motivé à continuer.»

De son côté, Zachary a décidé de poursuivre ses études au Cégep de Granby parce qu’il souhaitait avoir un nouveau départ; il ne voulait pas revoir les personnes du secondaire qui l’avaient blessé à coup de mots.

«Au début, on hésitait entre trois cégeps, confie celui qui réalise un Tremplin DEC. On a été plus par élimination. Je ne voulais pas [choisir] Saint-Jean parce que je suis allé à une école privée [là-bas] et j’ai vécu beaucoup d’intimidation et ça ne me tentait pas de voir ce monde-là qui m’a intimidé. Je savais qu’ils [les élèves] étaient pratiquement tous pour aller au Cégep de Saint-Jean.»

Zachary a arrêté son choix sur le Cégep de Granby parce qu’il en avait reçu de bons commentaires et parce que l’institution offrait de meilleurs services en éducation spécialisée et en adaptation scolaire. «C’est ce qui m’a le plus poussé à vouloir venir ici», confie le jeune homme.

Résidant à Marieville, Zachary s’est découvert une passion pour la course dans les dernières années. Et il a tenté sa chance avec l’équipe de cross-country du Cégep de Granby.

«Un moment donné, j’ai essayé le jogging, relate-t-il. J’ai aimé ça […]. Je me suis amélioré. Je n’ai jamais fait de compétition avant les Inouk. C’était plus du jogging personnel que je faisais dans mes temps libres. Je me suis découvert un talent et quand je suis rentré au Cégep, […] j’ai décidé de m’inscrire et je ne regrette pas ma décision.»

Au-delà de la performance

Lorsqu’ils ont enfilé leurs espadrilles de course pour la première fois avec les Inouk, Zachary et Anne-Sophie ont rapidement constaté l’esprit d’entraide qui régnait au sein de l’organisation. La performance était,  pour les entraîneurs, quelque chose de secondaire.

«Dès que je suis arrivée, tout le monde était comme une famille, note Anne-Sophie. C’est super accueillant. On s’entraide et on se motive à se pousser au maximum. Tu ne vas jamais te sentir jugé. Tout le monde est super sociable. C’est ça qui est le fun aussi.»

Bien qu’il fût nerveux à ses débuts avec les Inouk parce qu’il avait eu de mauvaises expériences en éducation physique par le passé, Zachary s’est vite senti comme chez lui.

«J’ai été agréablement surpris, affirme le principal intéressé avec le sourire. Il n’y a pas personne qui ne s’aime pas dans le groupe. Il n’y aucune tension. Le monde n’a pas tendance à vouloir être compétitif ou à vouloir descendre celui qui est moins bon. C’est vraiment plus un esprit d’entraide. Ça, je pense que c’est bénéfique pour tout le monde […] Ça encourage à se dépasser. Je trouvais ça vraiment exceptionnel […]»

Bon pour la confiance

Il ne fait pas de doute que la philosophie inclusive qui s’aligne chez les Inouk en cross-country vient jouer de manière positive dans la confiance des étudiants-athlètes. Parlez-en à Zachary et Anne-Sophie qui aimeraient bien poursuivre leur aventure dans cette discipline après leur séjour au Cégep de Granby.

«J’ai eu un beau portrait de la course parce que dans ma tête, on dirait que c’était juste comme courir et souffrir, admet Anne-Sophie. C’était vraiment le fun. On dirait que ça m’a comme donné envie de garder ça [dans ma routine]. Je vais essayer d’intégrer encore plus le sport dans ma vie.»

Les athlètes des Inouk organisent régulièrement différentes activités, à l’extérieur des sentiers de course, pour solidifier encore plus le sentiment d’appartenance entre eux.

Pour Zachary, cette relation est des plus bénéfiques pour l’estime de soi. «Tu es accepté et ça te remet un genre de confiance au niveau social, indique-t-il. Tu peux essayer un peu plus de développer tes habiletés. Ça t’encourage vraiment […] et te fait sentir accepté, [quelque chose] que je n’aie jamais vécu quand j’étais jeune à l’école.»

«C’est vraiment important de faire du sport, affirme Zachary. Et le cross-country, c’est quelque chose que j’aime beaucoup. C’est sûr que j’ai l’intention de continuer ça dans ma vie.»

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