Des rondins de bois pour transmettre l’espoir

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Par Vincent Lambert
Des rondins de bois pour transmettre l’espoir
La directrice générale, Esther Laframboise, accompagnée de l'intervenante Josianne, qui a conçu les œuvres pour transmettre l'espoir dans la population. (Photo : Granby Express-Vincent Lambert)

COMMUNAUTÉ. En marchant dans un parc ou bien dans la rue, il se pourrait bien que vous trouviez un rondin de bois coloré sur lequel est inscrit un message d’espoir. L’initiative vient du Centre de prévention suicide (CPS) de la Haute-Yamaska, qui souhaite faire sourire une personne qui a un genou au sol et qui peine à se relever suite à un événement difficile survenu dans sa vie.

«C’est un peu l’idée d’une chaîne, de donner au suivant, explique Josianne, qui est intervenante au Centre de prévention suicide Haute-Yamaska et celle qui est  derrière les œuvres. On voulait donner de l’espoir cette année.»

Dans le cadre de la Semaine nationale de la prévention du suicide (2 au 8 février), qui a pour thème «Parler du suicide, sauve des vies», une trentaine de rondins de bois aux couleurs différentes et aux messages variés en français et en anglais se retrouveront dans les villes à proximité de Granby dans la MRC de La Haute-Yamaska, dont Waterloo, qui a aussi embarqué dans le projet.

Une trentaine de rondins seront distribués dans la Haute-Yamaska. (Photo: Granby Express-Vincent Lambert)

«Les gens pourront les garder, les remettre ailleurs ou encore les donner à quelqu’un d’autre, explique l’intervenante. On va les laisser à des endroits. Chacune des plaques est numérotée et il y a un petit message pour qu’on puisse faire une chaîne photo.»

La population sera donc invitée à immortaliser le moment en envoyant une photo via la page Facebook de l’organisme en indiquant le mot-clic #CPShauteyamaska. Le Centre de prévention du suicide Haute-Yamaska commence à petite échelle, mais si la réception est bonne, le concept pourrait prendre de l’ampleur.

«On part comme ça cette année, et dépendamment du résultat, on repartira peut-être plus grand l’année prochaine», confie l’artiste et intervenante.

Une œuvre sera par ailleurs mise aux enchères lors d’un encan silencieux qui sera lancé sur Facebook pendant la Semaine nationale. Les profits iront directement à l’organisme pour l’aider à poursuivre sa mission.

Le nombre de suicides en baisse

Bien que les interventions aient augmenté de 25 % au cours de la dernière année, le nombre de suicides a quant à lui passé de 25 en 2015 à 14 en 2017 – ce sont les statistiques les plus récentes détenues par le Centre de prévention du suicide de Haute-Yamaska.

«C’est une baisse qui est quand même importante parce que dans les années précédentes, on voyait que ça se maintenait, indique la directrice générale, Esther Laframboise. Ça veut dire qu’on parle de plus en plus du suicide.»

Le Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska, qui célèbre son 35e anniversaire, a formé jusqu’à maintenant environ 550 sentinelles sur les territoires de la Haute-Yamaska et de Brome-Mississquoi.

«C’est des  gens qui sont dans le milieu du travail ou des bénévoles qui ont accepté de suivre cette formation-là, qui leur permet d’avoir moins de préjugés par rapport à la situation et de poser les vraies questions», souligne Mme Laframboise, qui se réjouit du projet des rondins de bois.

«Un message d’espoir, c’est comme un sourire. Quelqu’un peut le trouver par hasard, et ça va faire sa journée.»

La Semaine nationale de prévention du suicide en bref

Une séance de tatouages du «point-virgule» (qui représente un épisode difficile dans la vie) aura lieu le 31 janvier, de 10h à 21h au salon Tattoo Voodoo. Par tatouage, 25 $ seront remis au CPS Haute-Yamaska.

Une conférence de Patrice Coquereau intitulée «Face à face avec l’anxiété» se tiendra au Palace de Granby le 3 février dès 19h, et ce, tout à fait gratuitement.

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